LIV. II, GHAP. VIIÏ
directes près des différents princes de rÂllemagne pour les détacher de Talliance de la France , qu'elle s'était même adressée à la Westphalie et à Napies ; l'on savait qu'il y avait eu des négociations entamét^s avec M. de Stakelberg, envoyé de Russie à Vienne; que les engagements réciproques étaient pris , et l'on attendait d'un roo* ment k l'autre la nouvelle de sa défection. Mais comme rien d'officiel n'avait encore paru , la bataille de Lutzen arrêta l'Autriche, elle reprit son allure accoutumée.
Une nouvelle négociation est entamée.
M. de Bubna est envoyé à l'empereur Napoléon, et M. de Stadion au quartier-général des alliés.
M. de Bubna était de l'ambassade de M. de Schwarfzenberg, à Paris: revenu tout récemment à Vienne, il eut ordre de se rendre de nouveau auprès de l'empereur Napoléon. Il assura que sa cour était disposée à passer un acte qui , en éta* blissant la validité du traité de Paris (ralliance), renfermerait une réserve sur les stipulations qui se trouveraient n'être pas applicables aux circonstances; mais lorsqu'on lui demanda Vil était autorisé k négocier une telle convention , i) répondit qu'il n'avait pas d'instructions. Il se rendit auprès, de sa cour poiHp en chercher, et k son retour à
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Dresde, il déclara encore être sans autorisation et sans pouvoirs.
Il iavait une autre mission à remplir. Avant son départ pour Vienne, M. de Bubna avait eu connaissance des sacrifices que l'empereur Napoléon était décidé à faire pour la paix; il en rendit compte à sa cour, quijn éprouva une véritable satisfaction; elle le chargea d'instruire l'empereur Napoléon, « que la médiation de l'Autriche » avait été acceptée par les cours de Russie et de » Prusse , et que V Autriche s^ empresserait depoi"- » ter à la connaissance de S. M. l'empereur des 1» Français les bases de la pacification prononcée i^par ces puissances y en même temps qu'elle dé- » sirait être informée des bases que croirait £S?e- » 9oir mettre en a\fant sa majesté impériale de "» France j pour en faire le plus utile usage près » des cours alliées, s
Mais le ministre de France fit observer qu'avant d'entrer en négociation , il importait de savoir si l'alliance existait toujours, parceque, dans ce cas , l'Autriche garante de l'intégrité du territoire actuel de la France , est à son égard dans une position déterminée , tandis que, dans le cas contraire (^on ne sait pas dans quellç situation se trpavaient respectivement les deux puissances.
]Le ministre de France demande en consé*