LIV. II, GHAP. VIÏI
quence que la cour de Vienne fasse connaître si le traité d'alliance est encore existant ; dans le cas de l'affirmation, qu'elle donne des pouvoirs pour négocier la nouvelle convention, qui doit suppléer les articles considérés par elle comme n'étant pas applicables à la conjoncture actuelle; enfin, que la cour de Vienne charge une personne de ses instructions et de ses pouvoirs , pour négo^ cier , conclure et signer une convention relative à la médiation qu'elle a offerte.
. Le cabinet de Vienne répondit : « que TAu^ » triche n'avait cessé de porter ses regards sur le
• rétablissement le plus propipt de la paix; que •pour rendre ce vœu plus efficace, sa majesté > saisit le moment où, après une première cam- » pagne , il se présentait un intervalle suffisant » pour s'expliquer avec les puissances. Elle offrit
»son intervention Toutes les puissances, à
«l'exception de l'Angleterre , accueillirent Tin- «térvention de l'Autriche. Bientôt cependant il »ne fut que trop constaté qu'une négociation » uniquement appuyée des bons offices de la
• cour de Vienne ne suffirait pas pour rappro- »cher des puissances séparées par une grande
• division d'intérêts. L'Autriche ^e se décou- » ragea point; elle ne tarda pas à se mettre en » mesure de soutenir ses parojos de paix, en or-.
,170 NAPOLÉON ÏT l'eUROPE,
» ganisant des forces respectables ; et c'est avec «satisfaction que l'empereur François vit qu'à » cet égard son opinion était partagée par Tem- «pereur Napoléon \ L'Autridie déclara qu'elle » élèverait sa simple intervention à une média- »tion, et que désormais elle paraîtrait en scène » comme partie principale. Dès lors FAutrichene «pouvait pas agir à la fois comme puissance » principale et prêter un secours limité : le corps A auxiliaire autrichien reçut l'ordre de ne plus » risquer le sort des armes sur le territoire étran- » ger , et de rentrer dans les frontières de Feni- >pire. L'empereur déclara en même temps au » gouvernement français que sa médiation ne » devait aucunement préjudicier à la base de Fal- » liance avec la France , les deux hautes parties
• contractantes pouvant, d'un commun accord,
• placer 'sous une réserve les stipulations du
• traité du 14 mars 1812 (le traité d'alliance), » qui ne se concilieraient pas avec l'attitude com- » mandée par le besoin du rétablissement de la
»paix S. M. l'empereur des Français désirant
» en outre que l'effet et l'acceptation de la i6é- » diation autrichienne soient également consignés
> Oui , pour marcher contre les alliés avec la France y c t non avec les alliés contre ia France. ^