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médiateur : « que la convention du 5o juin , par laquelle la France accepte la médiation de l'Autriche, avait été signée après que Ton fut convenu des deux points suivants : i* que le médiateur serait impartial ; qu'il n'avait conclu et ne conclurait aucune convention, même éventuelle, avec une puissance belligérante, pendant tout le temps que dureraient les négociations; 2* que le médiateur ne se présenterait pas comme arbitre, mais comme conciliateur, pour arranger les différents et rapprocher les parties.

» La forme des négociations fut en même temps l'objet d'une explication entre M. le comte de Metternîch et M. le duc de Bassano. Il fut jugé convenable de s'entendre d'avance à cet égard, parceque, dès la négociation de l'armistice du 4 juin, la Russie avait manifesté ses intentions et donné k connaître qu'elle voulait ouvrir des négociations , non dans le but de la paix , mais dans la vue de compromettre l'Autriche , et d'étendre les malheurs 'de la guerre. On s'arrêta à la forme des conférences.

• Les plénipotentiaires de France ne peuvent que témoigner leur étonnement et leurs regrets de ce que, depuis plusieurs jours qu'ils sont à Prague, ils n'ont pas encore vu les ministres russe et prussien, et que les conférences n'ont

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pas encore été ouvertes par l'échange de^ pouvoirs respectifs, et enfin, de ce qu'un temps précieux a été employé à discuter des idées aussi imprévues qu'incompatibles avec le but de la réunion d'un congrès , puisqu'elles tendent à établir que les plénipotentiaires doivent négocier sans se connaître, sans se voir, sans se parler.

» La question posée par le plénipotentiaire du médiateur, dans la note du 29 juillet, lorsqu'il invita les plénipotentiaires de I^rance à se conconcerter avec lui sur le mode à adopter pour la négociation , soit celui des conférences , soit celui des transactions par écrit, a été résolue d'avance par les explications qui ont accompagné la convention du 3o juin.

» Toutefois , voulant , en tant que cela dépend d'eux, lever toutes les difficultés, et concilier les prétentions inéme les moiiis fondées , les plénipotentiaires français proposent au plénipotentiaire du médiateur de n'exclure ni l'un ni l'autre mode de négociations , et de les adopter concurremment tous les deux.

» A cet effet on traiterait dans des conférences régulières qui auraient lieu, une ou deux fois par jour, soit par des notes remises en séance, soit par des explications verbales qui seraient ou ne seraient pas insérées au protocole , selon la y

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