‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 53 sur 139 · LIV. II, GHAP. VIII. i · texte numérisé non relu

LIV. II, GHAP. VIII. i

demande ou la réquisition des plénipotentiaires respectifs. Par ce moyen Tusage de tous les temps serait suivi , et si le plénipotentiaire russe persistait à vouloir négocier la paix sans parler, il en serait le maître et pourrait faire connaître par des notes les intentions de sa cour. »

M. de Metternich ayant transmis la note des plénipotentiaires français aux plénipotentiaires russe et prussien, M. d'Anstett répondit: «La » Russie sait ce qu'elle se doit à elle-même, et son » plénipotentiaire ne relèvera ni les fausses asser- 9tions, ni les formes de la pièce française, dont » chaque paragraphe est ou ime inculpation con- >tre la puissance médiatrice, ou une injure con- »trela Russie, ou un faux-fuyant. Cependant il

• faut que l'Europe sache d'où sont venus les ob- » stades qui ont empêché l'accomplissement

• d'une œuvre aussi salutaire que celle qui devait » s'achever à Prague.

» Quant à l'accusation que la Russie n'a cher- »ché dans les négociations qu'à compromettre » l'Autriche , personne ne sait mieux que le mivnistre de sa majesté impériale et royale aposto- »lique, par qui l'armistice fut proposé, etcom- » ment il a été accepté * , de sorte que Ton ne voit

■ La Russie avait refuse cet armistice avant Bautzen ; elle ne le proposa ensuite ^e parceqa'elle avait été battue»

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»pas qui l'injure touche de plus près, si ce D*est • une cour sage, juste, éclairée, qui ne se serait «pas aperçue 4't^n pareil stratagème, ou la 9 Russie , qui a prouvé par des faits , depuis que » ses années ont passé la Yistule et l'Oder, qu'elle » ne demandait pas mieux que de donner les » mains à une paix raisonnable et solide , et »de se prêter à tout arrangement qui aurait » pour résultat lé bonheur et la tranquillité des «peuples...

» L'Autriche en avait préparé les éléments , en » se chargeant de la médiation. Mais il paraît qu^il » n'était pas dans les intentions de S. M. Tempe- » reur des Français d'en permettre les dévelop- » pements. Ces vérités n'ont pas besoin de dé- » monstration ; et le plénipotentiaire de Russie se » bornera d'avoir l'honneur de répéter oflficiel- » lement à son excellence M. l'ambassadeur mé- »diateur, ce qui a déjà fait le sujet de ses ollfres » précédentes; qu'étant convenu du mode de hégo- » ciation qui est sévèrement conforme, quoi qu'en » puissent dire les plénipotentiaires français , à ce » qui s'est fait au congrès de Teschen , et Tayaut i solennellement accepté, il y persiste. Il deman- » dera en même temps , pour détruire par une » seule remarque le vain et sophistique étalage »de la note française, quel est le parti qui vou«

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