‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 56 sur 139 · LIV II, GHAP. VITI · texte numérisé non relu

LIV II, GHAP. VITI

sistent dans leur prétention , et que le plénipotentiaire de la cour médiatrice se range entrèrement de leur avis , quoiqu'on ne puisse se dissimuler que le seul motif qu'il ait fait valoir pour justifier cette préférence ne se trouve plus fondé depuis que les plénipotentiaires français ont ad* mis la forme qu'il proposait.

» Toutes les objections que l'on peut faire contre le mode qu'ils ont indiqué dans leur note du 6 août tombent d'elles-mêmes , si l'on réfléchit qu'il concilie toutes les prétentions , qu'il réunit tous les avantages des différentes formes , l'authenticité de la négociation par écrit , et la fadUté et la célérité de la négociation verbale.

» Il serait superflu de s'attacher à relever l'étrange assertion que ce mode est inusité , puisque le plus simple examen des f^uts suffit pour la détruire. Personne n'ignore que dans les principaux congrès dont l'histoire fait mention, dans ceux où, comme à présent , on a eu à débattre des intérêts aussi compliqués que variés, à Mun- * ster, à Nimègue, à Riswick^ cette double forme a toujours été employée. S'y refuser, n'est-ce pas évidemment montrer que Je but pacifique qu'on met tant de soin à annoncer n'e^t pas celui qu'on se propose réellement ? On affecte de nommer Teschen, de prendre pour règle ce qui a II. i3

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été une exception, et d'invoquer à Tappui lé résultat de cette négociation, comme si celles qui vien* nent d'être citées en avaient eu un moins heureux , comme si elles n'avaient pas également ré^ glé les intérêts des souverains et assuré la^ tran^ quillité des états. Quel peut être, on le demande encore, le motif qui fait préférer une forme qu'on a suivie seulement dans une circonstance où il n'y avait qu'un objet à traiter, et où les bases étaient même posées d'avance ?

» Il est facile de juger, par l'état actuel de la question, qui l'on doit accuser des retards apportés à la négociation, ou ceux qui, élevant une prétention opposée à l'usage , repoussent une proposition qui leur assure tous les avantages qu'ils réclament , ou ceux qui , ayant pour eux . l'usage universellement suivi , consentent à adopter en entier la forme choisie par leur partie adverse , et se bornent à demander qu^on n'exclue pas une manière de traiter qui , malgré toutes les allégations contraires, peut seule amener de prompts résultats.

9 Les plénipotentiaires français pensent que ces considératicms seront d'autant mieux senties par M. le comte de Metternich), qu'il n'aura pu lui échapper que si l& forme exclusive des négociations par écrit ofib*6 quelque avantage , ce n'est

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