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pas , à en juger du moins par les notes qu'il a communiquées aux plénipotentiaires français j celui d'aider à concilier les esprits Ils renouvellent donc la proposition qu'ils n'ont cessé de foire, d'échanger leurs pouvoirs, afin d'ouvrir à l'instant les négociations selon la forme propo-. sée par le médiateur, sans exclure n^nmoins la formç des conférences , pour conserver les moyens de s'expliquer de vive voix, »
M. d'Ânstett répondit à cette note. « Il n'a pas » été surpris de voir que Ton cherche , le dernier •jour des négociations , à rejeter tous les torts , » et sur le médiateur, et sur les plénipotentiaires «des puissances alliées. Cette marche n'est pas
• nouvelle : au reste tout ce que cette même
• pièce renferme aujourd'hui a été réfuté d'a-
• vance. Mais lorsque MM. les plénipotentiaires
• français , en parlant de la forme écrite , disent
• que nos offres ne sont pas de nature à concilier
• les esprits , il suffit de mettre à côté de l'insulte
• grave qui a été faite à la Russie, dans leur note
• du 6, la manière dont elle a été relevée, pour •juger qui s'est écarté des usages reçus, lors » même qu'il ne se serait point agi d'une oeuvre à
> laquelle devait présider la dignité et le calme
> qui conviennent à des négociations de ce genre.
•C'est une nouvelle raison pour les plénipoten- ^
» tiaires des puissances alliées , de se convaincre 9 que la forme écrite était la seule admissible , » parcequ'on lira les pièces , et que' d'injustes in- » culpations retomberont sur leur auteur. »
La note de M. de Humboldt est , comme d'usage y calquée sur celle de M. d'Anstett.
t Les plénipotentiaires alliés , disent MM. de Caulaincourt et de Narbbnne , fondent l'avantage de la forme qu'ils ont proposée , sur ce qu'on lira toutes les pièces de la négociation. Loin qu'on puisse accuser les plénipotentiaires français d'à* voir voulu s'envelopper d'un voile , comme on semble l'indiquer, qui, plus qu'eux, a témoigné le désir de cette publicité , puisque non seulement ils ont adopté cette forme , mais encore , en demandant des conférences , pour y ajouter l'avantage de la discussion verbale, ils ont proposé qu'il fiit tenu un protocole qui pût conserver jusqu'aux paroles de chacun des négociateurs ?
»Le passage qui regarde la date des notes, et qui paraît préjuger l'époque à laquelle les négo^ ciations doivent être terminées, ne semble- 1- il pu& une nouvelle preuve de la crainte qu'ont toujoui*s paru avoir les plénipotentiaires alliés de les voir s'ouvrir? Ces mots dernier jour des né^ gociations amènent une réflexion bien douloureuse , en donnant à penser qu'on renonce dés
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à préseat à toute idée de conciliation, tandis que la convention signée à Neumarck, en établissant un terme avant lequel ij n'e^t pas permis de dénoncer l'armistice, n'en fait nullement une obligation, et n'annonce d'ailleurs en aucune manière que, ce terme arrivé, les négociations doivent cesser. Le médiateur ne regarde-t-jl pas comme le plus saint des deyoirs de concourir à fidre rejeter une interprétation qui détruirait l'espoir d'un rapprochement ?
»Les réponses des plénipotentiaires alliés ne discutent point et réfutent encore moins les raisons présentées par les plénipotentiaires français dans leur note d'hier (9) ; ils croient devoir insister auprès du médiateur pour le prier d'intervenir enfin avec tous les moyens que lui donne le rôle dont il est chargé , pour engager les plénipotentiaires de Russie et de Prusse à discuter les questions , au lieu de les retrancher, et à adopter enfin la seule proposition qui puisse amener un heureux résultat, puisqu'elle n'exclut aucun moyen de conciliation, et assure à chaque partie tous les avantages qu'elle tient à conserver. »
Cette note est du 1 o août. Le lendemain 1 1 , MM. d'Anstett et de Humboldt répondirent que le terme final de la médiation et des négociations ouvertes à Prague étant révolu avec la jour-
igS NAPOLiéoîr et L'EtmopÉ.
née du i o, ils aidaient V ordre exprès de déclarer formellement que leurs pleins poui^oirs cessaient dès ce moment*
Le même jour, TÂutriche fit sa déclaration de guerre à la France, et M, de Mettejnich la dénonça le 12 à l'ambassadeur, M. de Narbonne'.
A qui faut-il s'en prendre, si les négociations sont rompues, et si la guerre va encore déployer ses fureurs ? M. d'Anstett a dit, et M. de Humb oldt a répété, qu'il fiallaitque l'Europe sût d'où sont venus les obstacles qui ont empêché l'ac-
' Napoléon a dit à Dresde : MeUernîcb, combien l'Angleterre vous a-t->elle donn^ pour me faire la guerre ? M. de Mette rnich se fâcha; il n'y avait pas de quoi cependant» Si l'Autriche n'avait pas encore reçu, elle ëtait disposée à recevoir. Lord Castlereagh disait dans la séance du parlement du i4 novembre i8i3, a Quanta l'Autriche , on croit » peut-être qxxelts subsides que nous lui avons payés ont été » proportionnés à la grandeur des services qu'elle a rendus > » en se déclarant pour la cause commune : mais les efforts » que nous avions faits ne nous ont pas permis de rendre I» toute la justice à l'importance de la démarche de l'Au- » triche. La somme pour laquelle cette puissance doit être » soutenue est d'un million sterling, avec cent mille fusils et » différentes munitions ; si la guerre se prolongeait au-delà » du 1*' mars 1814, une nouvelle convention serait arrêtée. » 3i à l'époque du congres de Vienne Napoléon eût voulu sacrifier deux millions , le ministre d'une cour très influente «ût négocié dans aes intérêts.