QUATRIÈME ÉPOQUE
L'empereur Napoléon n'eut pas plus tôt appris ce qui s'était passé à Prague, qu'il donna l'ordre à son ministre des relations extérieures de proposer un congrès où se réuniraient les plénipotentiaires de toutes les puissances pour traiter de la paix de l'Europe.
M. le duc de Bassano écrivit en conséquence à M. de Metternich une note qui est frappante de vérité.
« Le ministre des relations extérieures a mis sous les yeux de sa majesté l'empereur et roi la
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déclaration du 1 1 août, par laquelle FAutriche dépose le rôle de médiateur, dont elle ayait couvert ses desseins.
» Depuis le mois de février les dispositions hostiles du cabinet de Vienne envers la France étaient connues de toute l'Europe. Le Danemarck, la Saxe, la Bavière, le Wurtemberg, Naples et la Westphalie ont dans leurs archives les pièces qui prouvent combien l'Autriche, sous les fausses apparences de l'intérêt qu'elle prenait à son allié, et de l'amour de la paix, na:urris« sait.de jalousie contre la France. Le ministre de France se refuse à retracer le système de protestations prodiguées d'un côté et d'insinuations répandues de l'autre , par lequel le cabinet de Vienne compromettait la dignité de son souverain , et qui dans son développement a prostitué ce qu'il y a de plus sacré parmi les hommes : un'médiateur , un congrès et le nom de la paix!
» Si l'Autriche voulait faire la guerre , qu'avait- elle besoin de se parer d'un faux langage, et d'entourer la France de pièges mal tissus qiù frappaîent^tous les regards ?
» Si le médiateur voulait la paix, aurait-il prétendu que des transactions si compliquées s'accomplissent en quinze ou vingt jours ? étaitce une volonté pacifique que celle qui consistait