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d'un armistice à conclure dans les yingt-quàtre heures d'évacuer l'AllemagQe sur-le-champ, et de se retirer sur le Rhin. L'empereur Napoléon ajouta : « Général Merfeldt , lorsque de ma part * •vous parlerez d'armistice aux deux empereurs, •je ne doute pas que la voix qui frappera leurs • oreilles ne soit pour eux bien éloquente en > souvenirs ! »
Après la défaite de ses armées en Italie, pendant la campagne de l'an ¥(1797), l'Autriche envoya les généraux Bellegarde et Merfeldt au quartier général de l'armée française pour entamer une négociation. Ils arrivèrent à Judembourg le 7 avril , et proposèrent d'abord un armistice. Le général Bonaparte l'accorda. Il arrêta ainsi son armée victorieuse qu'aucun obstacle alors ne pouvait empêcher d'aller à Vienne.
M. de Merfeldt fut un des plénipotentiaires de l'empereur d'Autriche au traité de Campo-Fornùo. Ce traité ne fut signé que le 1 7 octobre : dans ce temps*là on négociait au moins ; mais les Autrichiens étaient battus , aujourd'hui c'est différent.
Ce fut encore le général Merfeldt qui parla le premier d'armistice après la mémorable bataille d'Austerlitz : Napoléon ne fit aucune difficulté de l'accorder ; mais l'empereur d'Autriche vint
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lui-même le trouver : Napoléon le reçut à son bivouac, et lui dit : « Je vous reçois dans le » seul palais que j*hàbite depuis deux mois. — « Vous tirez si bon parti de votre habitation , » qu'elle doit vous plaire, » répondit en souriant l'empereur François. Il fut question de l'armistice et de la paix. ]Li'elnpereur d'Autriche demanda une trêve pour les débris de l'armée russe ; Napoléon fit observer que cette armée était entièrement cernée, mais il ajouta, /?o«r/^«re une chose agréable à mon frère V empereur Alexandre , je consens à arrêter la marche de mes colonnes,
et à laisser passer ses troupes
Lorsque l'empereur d'Autriche fut parti , Napoléon dit , « Cet homme m'a fait faire une faute, car j'aurais pu suivre ma victoire , et prendre toute l'armée russe et autrichienne. Mais enfin quelques larmes de moins seront versées. » Il envoya le général Savary auprès de l'empereur Alexandre , pour savoir s'il ratifiait l'armistice , et si , ainsi qu'il avait été convenu avec l'empereur d'Autriche, l'armée russe retournerait en Russie et évacuerait l'Allemagne et la Pologne. Alexandre s'adressant au général Savary : « Dîtes à votre maître qu'il a fait des miracles ; que la^ journée du ^ a accru mon admiration pour lui ; que je le regarde comme un prédestiné , et
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qu'il faut à mon armée cent ans pour égaler la sienne. Mais puis - je me retirer avec sûreté ? — Oui , sire , répliqua le général Savary , si votre majesté ratifie ce que les deux empereurs de France et d'Autriche viennent d'arrêter. — Qu'estce ? — Que votre majesté se- retirera avec son armée par journée d'étape, etc. — Quelle garantie faut-il pour delà? — Sire, sfotre paroU.y^ Voilà de la modération et de la grandeur d'âme !
D'après les communications faites à M. de Saint-Aignan , M. le duc de Bassano eut ordre de demander la neutralisation de la ville de Manheim , pour la tenue des conférences ; M. de Metternich répondit que les alliés ne voyaient pas d'obstacles à ce que Manhelm fût neutralisé, mais qu'avant d'y envoyer des négociateurs ils désiraient savoir si l'empereur des Français admettait les bases générales et sommaire^ qui avaient été indiquées à M. de Saint-Âignan. Cette ifote de M. de Metternich est de la fin de novembre. Or il faut se rappeler que les conférences diplomatiques ne devaient pas interrompre les opérations militaires , que l'on devait négocier tout en se battant. L'on sait à quoi se trouvait réduite l'armée française , et quelle était l'énorme masse de l'armée alliée , qui se grossissait encore chaque jour par des levées.
2l8 NAPOLEON £T l'eUROPE.
Napoléon demanda au sénat la mise en activité de trois cent mille conscrits. Les alliés lui en firent
un reproche! On ne le croirait certainement
pas , si l'on n'avait à offrir pour preuves des pièces officielles. La déclaration des alliés est datée de Francfort, le i'*'^ décembre 181 3. Ils disent : « Le gouvernement français vient dC arrêter une nouvelle levée de trois cent mille conscrits. Les . motifs du sénatus^onsulte renferment une pro^ vocation aux puissances alliées L... » Quelle est donc cette provocation, et où se trouve-t-elle?
Voyons le sénatus-consulte.
Du i5 novembre i8i3.
Napoléon , par la grâce de Dieu et les constitutions , empereur des Français , roi d'Italie , protecteur de la confédération du Rhin , médiateur de la confédération suisse , etc. , etc.
Le sénat, après avoir entendu les orateurs du conseil d'état, a décrété et nous ordonnons ce qui suit :
Extrait des registres du sénat conservateur.
Sënatus-consulte du lundi x5 novembre i8i3.
Le sénat conservateur , réuni au nombre de membres prescrit par l'article 90 de l'acte des constitutions du 1 3 décembre 1 799 :