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326 NAPOL]èoN ET l'eUROPE.
• saurais sur quoi baser aujourd'hui. Veut-on ré-
^ duire la France à ses anciennes limites ?
' c'est l'avilir • . . . .
On se trompe si on croit que
les malheurs de la guerre puisseïit faire désirer à la nation une telle paix; il n est pas un cœur i français qui nen sentit F opprobre au bout de six moisj et qui ne la reprochât au gouvernement assez lâche pour la signer.
» Si la nation me seconde, l'ennemi marche à
I sa perte. Si la fortune me trahit, mon parti est
pris, je ne tiens pas au trône. Je n'avilirai ni la
nation ni moi en souscrivant à des conditions
honteuses, etc., etc. »
M. de la Besnadière, qui était momentanément chargé du portefeuille des affaires étrangères, écrivit, le 19 janvier, à M. le duc de licence, d'après les ordres de Napoléon, et lui dit : « S. M. to'a fait l'honneur de m'entretenir
fort long-temps de la paix future
i La chose sur laquelle S. M. a le plus insisté et est revenue le plus souvent , c'est la nécessité que la France conserve ses limites naturelles ; i c'était là , m'a-t-elle dit , une condition sine quâ ' /zoi^.Toutes les puissances , et l'Angleterre même, avaient reconnu ces limites à Francfort. La France , réduite à ses limites anciennes , n'aurait