CONGRÈS DE CHATILLON
PBEMIEAB PARTIE.
Les plénipotentiaires des puissances belligérantes se sont réciproquement acquittés des visites d'usage, dans la journée du 4 février, et sont convenus de se réunir en séance le lendemain.
La France était représentée par M. le duc de Vicence ; M. le duc de Vicence avait auprès de lui M. de la Besnardiëre.
L'Autriche était représentée par M. le comte de Stadion ;
La Russie, {)ar M. le comte de Razoumowski ;
L'Angleterre , par lord Aberdeen , lord Cathcart , et sir Charles Stewart ;
a3o NAFQLÉOK I.T l'eUHOPE.
Et la Prusse , par M. le baron de Huraboldt.
A la séance du 5 févri^, « les plénipotentiaires •des cours alliées ont déclaré qu'ils ne se pré- «sentaient point aux conférences comme unique- »ment envoyés par les quatre cours de la part ^desquelles ils sont munis de pleins-pouToirs , » mais comme se trouvant chargés de traiter de »la paix avec la France au nom de l'Europe, ne 9 formant qu'un seul tout, les quatre puissances > répondant de l'accession de leurs alliés aux ar- » rangements dont on sera convenu à l'époque de » la paix même. »
M. le duc de Vicence a répondu que rien n'était plus conforme aux vues de sa cour^ que ce qui tendait à simpHfier les négociations , et à en rapprocher le terme.
€ Après cette observation, les plénipotentiaires » des cours alliées déclarent qu'ils sont tenus à » ne traiter que conjointement , et à ne pas, ad- «mettre d'autres formes de négociations que » celles des séances tenues avec protocole.
» Le plénipotentiaire français dit n'avoir rien »à opposer à cette forme.
bLcs plénipotentiaires des cours alliées décla- » rent ensuite :
» Que les cours alliées adhèrent à la déclara- » tion du gouvernement britannique pcwtant :