‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 76 sur 139 · LIV. II, CHAP. VlII. 95g · texte numérisé non relu

LIV. II, CHAP. VlII. 95g

les alliés étaient à Francfort: ils pouvaient me braver, je n'avais obtenu aucun avantagé sur eux, et ils étaient loin de mon territoire. Aujourd'hui c'est tout différent : j'ai eu d'immense^ avan« tages sur eux , et des avantages tels qu'une car-* rière militaire de vingt années , et de quelque illustration , n'en présente pas <le pareils. Je suis prêt à cesser les hostilités , et à laisser les ennemis rentrer tranquilles chez eux, s'ils signent les pré* liminaires basés sur les propositions de Francfort. La mauvaise foi de l'ennemi et la violation dés engagements les plus sacrés mettent seuls des délais entre nous; et nous sommes si prèS) que, si l'ennemi vous laisse correspondre avec moi directement, en vingt-quatre heures on peut avoir réponse aux dépêches; d'ailleurs, je vais me rapprocher davantage. »

Après une interruption de onze jours , les conférences continuent le â8 février. Les plénipo«tentiaires des cours alliées se plaignent de ce que le plénipotentiaire français n'a fait aucune réponse, ni dans la forme d'une acceptation, ni dans celle d'une modification du projet; ils demandent une déclaration distincte et explicite , et pensent qu'il y a d'autant moins de motifs de délais de la part du gouvernement français , à l'égard d'une décision sur les prétimiâaires propo-

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ses j que leur projet était basé en substance sur Toffre faite par M* le plénipotentiaire français dans sa lettre au prince ide Metternich. Ils demandent qu'un délai soit fixé par M. le plénipotentiaire français /pour pouvoir communiquer avec son gouvernement , et ils disent quUls ont ordre de déclarer que si, à Fexpiration de ce délai , il n'était pas arrivé une réponse qui fût en substance d'accord avec les bases établies dans le projet des alliés , la négociation serait regardée comme terminée, et que les plénipotentiaires des, cours alliées retourneraient au quartier-général.

Le plénipotentiaire autrichien , au nom de ses collègues , ajoute verbalement qu'ils sont prêts à discuter dans un esprit de conciliation , toute modification que Iq plénipotentiaire françai$ pourrait être autorisé à proposer; mais que. les cours alliées ne sauraient écouter aucune proposition qui différât essentiellement du sens de l'offre déjà faite par M. le plénipotentiaire de France, et que si pareille prétention était mise en avant par la France , les alliés seraient obligés dans ce cas , quoique à regret , de remettre la décision au sort des armes.

M. le duc de Vicence se plaint du retard qu'éprouvent les courriers chargés des dépêches du gouvei*nemeal français, par les détours qu'on

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