LIV. II, GHAP. VlII. J^S
8* 5. A. I, la princesse Elisa conservera pour elle et ses descendants en toute propriété et souveraineté Lucques et Piombino.
9® La principauté de Neufchâtel demeurera en toute propriété et souveraineté au prince qu la possède et à ses descendants,
10° Sa majesté le roi de Saxe sera rétabli dans la pleine et entière possession de son grand-duché ; ,
1 1 • S. A. R. le grand-duc de Berg sera pa^ reniement remis en possession de son grand-* duché.
12* Les villes de Br^me, Hambourg, Lubeck, Dantzick et Raguse seront des villes libres.
i3** Les îles Ioniennes appartiendront en toute souveraineté au royaume d'Italie.
1 4** L'île de Malte et ses dépendances appartiendront en toute souveraineté et propriété à sa majesté britannique.
Les autres articles de ce projet sont relatifs aux colonies, pêcheries, comptoirs et autres éta- | blissements que la France possédait avant la guerre, aux dispositions à faire des territoires auxquels renonce l'empereur , aux dettes de ces pays, à l'oubli des divisions qui ont agité J'Eu-* rope , à la remise des places fortes, des prison* niera , etc. , ete.
2'j6 NAPOLÉON ET L^ EUROPE.
M. le duc de Vicence avait reçu de sa cQur une note pour un contre-projet , mais on ne lui disait pas de stipuler pour Eugène, pour Élisa, pour Berthier , et surtout pour M. de Talleyrand; M. le duc de Vicence embarrassait évidemment la négociation ; il allait au-delà de ses instructions pour demander même ce que les victoires de l'empereur ne permettaient pas d'obtenir ; il n'a pas. usé de sa carte blanche: lorsqu'elle lui est retirée , il reproche à l'empereur de ne vouloir pas faire là paix , il lui dit qu'il faut céder , et puis il demande beaucoup plus que ne voulait l'empereur. C'est une fatalité.
Si M. le duc de Vicence était éclairé sur les projets des alliés, il avait raison de prêcher la paix ; mais il avait tort, pour faire cette paix , de voir d'autres pays que la France , d'autres princes que l'içmpereur.
Dès le 8 mars , M. de Metternich écrivait au duc de Vicence : « Que l'empereur se convainque »bien qu'il n'aura rien fait, s'il n'arrive à la » paix générale : des années de troubles succè- Tf deraient à des années de calamités. Je ne doute » pas que vous êtes journellement dans le cas de • vous convaincre, M. le duc, que l'Angleterre »va rondement en besogne § le ministère actuel » est assez fort pour vouloir la paix. Si elle ne se