XIV. II, CHAP. VIII
» fait pas dans ce mometit , nulle autre occasioa » ne se présentera plus dans laquelle il puisse »étre permis à un ministre anglais de proposer »méme une négociation: lé^ triomphe des parti- »sans de la guerre à extinction contre l'empe- » pereur des Français sera assuré ; le monde sera
• bouleversé et la France sera la proie de ces » événements. »
Le 18, le prince de Metternîch écrivit deux lettres à M. le duc de Vicence; dans la première, il lui dit : « Nous ne poserons pas les armes sans » avoir atteint le seul fruit de la guerre que nous » croyons digne de notre ambition, la certitude » de jouir d'un état de repos qui ne vous est pas «moins nécessaire qu'à nous. Nous ne croyons
• pas que la pièce que vous avez été dans le cas » de présenter le 1 5 mars soit X ultimatum de votre » cour. Pourquoi dans cette supposition , et dans »un moment où chaque jour coûte des sacrifices » énormes à la France , ne vous a-t-on pas mis » dans le cas de suivre la marche la plus con- » forme à vos intérêts ? Pourquoi ne vous a-t-on » pas donné des explications franches et précises , » les seules qui pouvaient vous mener au but dans •le plus court délai possible? Si les conditions
• du contre-projet sont V ultimatum de l'empe-
• reur, je dirai plus, si l'esprit qui règne dans
û'jS ifAi'oMoir ET l'equope.
» celte pièce est celui qui préside encore à vos
• conseils , toute paix est impossible^ »
« Il serait difficile , monsieur le duc, que je
• vous retraçasse les pénibles sensations qu'é-
• prouve l'empereur mon maître. Il aime sa fille, » et il la voit exposée à de nouvelles inquiétudes; let elles ne pourront qu'augmenter. Plus les
• questions politiques se compliqueront, plus
• elles deviendront ^personnelles. L'empereur
• Napoléon a bien mal reconnu les intentions
• que l'empereur François n'a cessé de lui indi-
• quer si clairement. »
Dans sa seconde lettre M. de Metternich dit:
t Les affaires tournent bien mal, M. le duc;
• le jour où on sef a tout-à-fait décidé pour la
• paix avec les sacrifices indispensables, venez » pour la faire , mais non pour être l'interprète
• de projets inadmissibles Que risquent les
• alliés? en dernier résultat, après de grands re- » vers, on peut être obligé à quitter le territoire
• de la vieille France Vous devez connaître
• nos vues, nos principes, nos vœux. Les pre-
• mières sont toutes européennes et par consé-
• quent toutes françaises ; les seconds portent à
• avoir l'Autriche comme intéressée au bien-être
• de la France; les troisièmes sont en laveur