‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 85 sur 139 · LIV. 11^ GHAP. YIII · texte numérisé non relu

LIV. 11^ GHAP. YIII

9 d'une dynasties! întîmement liée à la sienne'. • - Ces lettres parvenues à. M* le duc de Vicênce avant son départ de Châtillon devaient lui paraître écrites de bonne foi. Comment ne Fontelles pas déterminé à réduire son projet? comment n'y a-t-il pas puisé la force de faire la paix, même aux conditions imposées par les alliés?

Les conférences sont continuées le iS mars:

les plénipotentiaires alliés ont porté à la connaissance de leurs cours le contre-projet français; ils ont reçu Tordre de déclarer:

• Que l'Europe alliée contre le gouvernement

• français ne vise qu'au rétablissement de la paix » générale 9 continentale et maritime. Cette paix

• ne peut exister sans une juste répartition de

• forces entre les puissances.

» Qu'aucune vue d'ambition n'a dicté le projet •remis par les puissances alliées. La France, en

t II y aurait loin de ces sentiments de Tempereur d'Au* triche avec la rëpçnse qu'il fit au sënat, que depuis vinjt ans îl était armé contre les principes qui venaient de suc* comber ; et avec la révélation de M. de Pradt, que le prince de Schwartzenberg et M. deMetternîcb pensaient que la continuation de l'existence souveraine de Napoléon en France était incompatible avec le repos de l'Europe, et que. Napoléon vivant, il n'y avait rien de mieux à faire que de se fixer au retour de l'ancienne dynastie eu France.

aSo NAPOLÉON ET l'eUROPE.

» rentrant dans les dimensions qu'elle avait en » 1792, reste par la centralité de sa position , sa i» population , .la richesse de son sol, la nature de 9 ses frontières , le nombre et la distribution de B ses places de guerre sur la ligne des puissances »les plus fortes du continent. L'Angleterre lui » rend ses colonies , et avec elles son commerce » et sa marine. Elle fait plus, loin de prétendre à i» une domination exclusive des mers, incompati- • bleavec un système d'équilibre politique, elle » se dépouille de la presque totalité de ses con- » quêtes.

» Que le contre-projet présenté par M. le plé- » nipotentiaire français part d'un point de vue 9 entièrement opposé : la France , d'après ses con- » ditions , garderait une force territoriale infini- Bment plus grande que le comporte l'équilibre » de l'Europe. Elle conserverait des positions of- » fensives et des points d'attaque au moyen des- » quels son gouvernement a déjà effectué tant de » bouleverseriïents '. Les cessions qu elle ferait ne ù seraient qu'apparentes. Les principes annoncés » à la face de l'Europe par le souverain actuel de »la France, et l'expérience de plusieurs années, » ont prouvé que des états intermédiaires , sousT

' Qui les a provoqués ?

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