LIV. II, GHAP. VIII. a8i
• des membres de la famille régnante en France, »ne sont indépendants que de nom....
» Que le contre-projet ne s'éloigne pas seule- » ment des bases de paix proposées , mais qu'il est
• essentiellement opposé à leur esprit, et qu'ainsi »il ne remplit aucune des conditions prises par » les alliés à la prolongation des conférences de vChâtillon.
»Que les cours alliées ne peuvent reconnaître »dans la marche suivie par le gouvernement •français , que le désir de traîner en longueur des
• négociations aussi inutiles que compromet-* » tantes.
• Qu'en conformité de leur déclaration anté-
• rieure, les puissances alliées regardent les nésgociations entamées à Châtillon comme termi- » nées pur lé gous>ernement français^ et que les
• plénipotentiaires ont ordre d'ajouter à cette dé- » claration , que les puissances alliées ne font pas }la guerre à la France , qu'elles regardent les •justes dimensions de cet empire comme une » des premières conditions d'un état d'équilibre apolitique, mais qu'elles ne poseront pas les «armes avant que leurs principes aient été re- » connus et admis par son gouvernement. »
La séance continuée au 19 mars,* le plénipotentiaire de France a répondu :
!^8ft NAFOLiÊoir fit l'evrope.
» Que la France , sur qui pèsent tous les maux de la double guerre continentale et ma* ritime , doit désirer et désire plus que qui que ce soit la double paix qui doit la finir, et que son vœu, sur ce point, ne peut être l'objet d'un doute.
» Que la volonté de la F rance de concourir à l'établissement d'un juste équilibre en Europe est prouvée par la grandeur des sacrifices auxquels elle a déjà consenti ; qu'elle ne s'est pas bornée à invoquer ou à reconnaître le principe , mais qu'elle agit en conformité.
» Que le projet des alliés ne parle que des sacrifices demandés à la France, nullement de l'emploi de ces sacrifices ; qu'il ne donne aucuns ^ moyens de connaître quelle sera la répartition des forces entre les puissances, et qu'il a même été rédigé dans le dessein formel que la France ignorât cette répartition.
» Que., sans taxer d'ambition aucune des cours alliées, il ne peut cependant s'empêcher de remarquer que la plus grande partie des sacrifices que la France aura faits devra tourner à l'accroissement individuel du plus grand nombre d'entre elles , sinon de toutes.
• Que si, pour donner une preuve de plus de son esprit de conciliation , et pour arriver plus