‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 87 sur 139 · LIV. ÏI, CHAP. VIII. s^S · texte numérisé non relu

LIV. ÏI, CHAP. VIII. s^S

promptement à la paix , 1^ France consentait à ce que les quatre cours alliées négociassent tant poiirelles-méraes que pour l'universalité des états engagés avec elles dans la présente guerre , elle ne peut néanmoins admettre , ni de fait ni de droit, que la volonté de ces quatre cours soit la volonté de toute l'Europe.

» Que les observations remises dans la séance du lo mars embrassant l'ensemble et tous les détails du projet des alliés , examinant le principe sur lequel ils reposent et leur application , étaient une véritable réponse à ce projet, ré* ponse pleine de modération et d'égards , et qu'il était d'autant plus nécessaire de discuter que ce n'est qu'après être demeuré d'accord sur les principes qu'on peut s'accorder sur les conséquences. «Que la note verbale du même jour touchait si bien au fond des arrangements des alliés qu'elle était un consentement à plus des six septièmes des sacrifices qu'ils demandaient.

«Que la déclaration de ce jour dit et répète

que l'Angleterre rend à la France ses colonies; mais que, par le projet du 17 février, l'Angleterre garde et ne rend point les seules qui aient quelque valeur.

» Qu'en affirmant que la France veut garder une étendue de territoire plus grande que ne le

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comporte l'équilibre de l'Europe , on pose en fait ce qui est en question , et l'on affirme sans preuve le contraire de ce que les observations du lo mars établissent et prouvent, par des faits et des raisonnements , qu'on a refusé de discuter , et contraires encore à ce que les souverains alliés pensaient et déclaraient au mois de novembre dernier,

• Que, si l'Angleterre prouve sa modération par la restitution qu'elle promet à la Hollande , la France ne prouve pas moins son désir sincère de la paix , en promettant aussi pour la Hollande un accroissement de territoire.

» Qu'on a sûrement oublié que le prince viceroi , en faveur de qui Fempereur des Français renonce à un royaume indépendant de la France, appartient par des liens de famille à TAUemagne autant qu'à la France^

• Que le grand-duché de Berg appartient tout entier au systèçae fédératif de l'Allemagne , proposé par les alliés , et que , quant à Lucques et Piombino , on peut à peine leur donner le nom d'états.

» Qu'ainsi loin d'être essentiellement opposé à l'esprit du projet des cours alliées le contre-projet français est plus conforme à cet esprit qu'il n'était peut-être naturel de le penser , lorsqu'il ne

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