LIV. II, GHAP. VIÏI
s'agissait encore que d'un premier pas vers le but de la négociation.
» Qu'en efiet le projet des cours alliées et le contre -projet français n'ont pu être considérés autrement que comme établissant , de part et d'autre, des points de départ pour arriver de là au but qu'on se propose réciproquement d'atteindre par une gradation de demandes et de concessions, alternatives et mutuelles, soumises à une discussion amiable , sans laquelle il n'existe point de véritable négociation.
» Qu'une preuve du désir bien sincère qu'a la France d'arriver à la paix , c'est que , par le contre-projet du 1 5 mars , elle s'est d'elle-même placée , du premier mot , bien en-deçà de ce que les bases proposées par les cours alliées il y a quatre mois, et qu'elles déclaraient alors être celles qui convenaient à l'équilibre de l'Europe , l'autorisaient à demander.
«Qu'il s'attendait à voir, dans la séance de ce jour, commencer cette discussion qu'il n'a cessé d'offrir ou de réclamer, et qu'au lieu de cela on lui annonce une rupture , comme pour prévenir toute discussion..
» Il déclare en conséquence que , bien loin que la rupture puisse être imputée à son gouvernement , il ne peut encore considérer sa mission de
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paix comme terminée ; qu il doit attendre les or» dresde sa cour, et qu'il est, comme il l'a précédemment déclaré , prêt à discuter dans un esprit de conciliation et de paix , toute modification des projets respectifs qui serait proposée ou demandée par MM. les plénipotentiaires des cours alliées; qu'il espère qu'ils voudront bien en rendre compte à leurs cabinets, et que pour donner un témoignage de leurs dispositions personnelles, pour arriver à une paix qui est le vœu du monde, ils attendront les réponses de leurs cours respectives. Il déclare en outre que son gouvernement est toujours prêt à continuer la négociation ou à la reprendre de la manière et sous la forme qui pourra amener le plus promptement possible la cessation de la guerre. »
MM. les plénipotentiaires des cours alliées observent que, par une faute du copiste, il y a dans la déclaration qu'ils ont dictée hier, au protocole, une omission des deux paragraphes suivants, dont ils demandent l'insertion au protocole, pour compléter la pièce précitée.
i*" Après ces mots, de la part du gouvernement français, ils y ont ajouté verbalement « qu'ils étaient prêts à discuter, dans un esprit de conciliation , toute modification que M. le plénipotentiaire français pourrait être autorisé à propo^