‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 95 sur 139 · II · texte numérisé non relu

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3o6 NAPOLioir et l'europe.

ils ftirent renvoyés dans leurs foyers, en réfomie ou en demi-solde^ quoique jeunes encore et pleins de vie. En même temps , la maison militaire du roi se composait d'environ quatre mille hommes, qui tous avaient le rang d'officiers et en portaient les marques distinctives. Une foule de soldats , blanchis sous les armes , et qui avaient espéré de finir leurs jours au service, furent aussi remerciés.

Les administrations subirent des réformes , et de nouveaux employés remplacèrent les anciens.

En arrivant en France, le comte d'Artois avait dit : Plus de droits réunis. C'était plaire au peuple , car c^était ce qui le fatiguait le plus. Cependant l'état des finances ne permit pas de détruire une branche de produit , les droits réunis furent conservés; mais, confiant dans la parole du prince, le peuple se refusa d'abord à payer: il fallut que l'autorité s'en mêlât et que ]a puissance royale intervînt *.

Il était naturel de penser que la chute de Napoléon et le rétablissement des Bourbons n'auraient pas lieu sans amener une division dans les opinions. Il s'en forma deux principales.

Les royalistes étaient composés de trop d'élé-

' Yoîr la proclamation dn foi, da romaî 1814.

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