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généraux ' et des assemblées. Il n'imaginait et n'adoptait que de fausses mesures; il ne laissait rien échapper de ce qui pouvait exciter le mécontentement. Après avoir bouleversé l'administration civile et judiciaire , décomposé l'armée et laissé le peuple dans l'inquiétude, sur la validité des actes législatifs auxquels il avait dû obéir, il ne le rassura pas sur la stabilité du pacte social qui avait été donné parle roi. Il était d'autant plus aisé d'exciter la sollicitude du peuple à cet égard , que la charte n'avait point encore été jurée solennellement. On jeta sur le peuple les crimes de la révolution , et l'on s'efforça de les reprocher à chaque individu, comme si la France eût été responsable des actions de quelques malheureux poussés par ses ennemis. On ne dissimulait pas le désir de faire une contre-révolution, et de ramener l'ancien régime avec tous ses abus ' ?
t «Revenu sur le sol de la patrie , je me plais à parler de confiance à mes peuples. Lorsque je reparus au milieu d'eux, je trouvai les esprits agites et emportes par des passions contraires. Mes regards ne rencontraient de toutes parts que des difficultés et des obstacles ; mon gouvernement devait faire des fautes : peut-être en a-t-il fait. Il est des temps où les intentions les plus pures ne suffisent pas pour diriger, ou quelquefois même elles égarent.» (Proclamation du roi, du 28 juin i8i5.)
* Il est malheureux que le gouvernement n'ait pas mis le
3lO^ NAPOLl^ON ET l'eUROPE.
Quel que soit le gouvernement qui s'écroule , sa chute blesse beaucoup d'intérêts, et le gouvernement impérial , construit en grand „ laissait un grand vide. Cependant les hommes qui ^s'étaient élevés par leurs services croyaient trouver leur récompense sous le gouvernement royal :
la promesse leur en avait été faite , au moins tacitement. Mais ces nobles paroles d'un prince , < Mes amis , il n'y a rien de changé en France , I il n'y a qu'un Français de plus, i n'ont pas été comprises des agents de Fautorilé. Ces hommes , qui devaient tout à leurs services , regrettaient peut-être le gouvernemeiit impérial ; mais ces regrets se seraient amortis , et , traités d'après leurs droits, leur fidélité n'eût point été équivoque. La partie de la nation qui ne tenait rien du gouvernement , malgré l'amour qu'elle avait pu porter à Napoléon , trouvait des charmes k un état de choses qui annonçait la paix , après une crise de vingt-cinq ans. Il fallait donc peu d'efforts pour rallier tous les Français , et en faire une seule famille groupée autour du trône. Mais les ministres gouvernèrent avec les idées des siècles passés , et les courtisans manœuvré-
peuple en garde contre ces calomnies et ces faux bruits ^ et n*en ait pas recherché les auteurs.