‹ Napoléon et l'Europe; TilsitChapitre 45 sur 185 · Aff. Elr., Corr. de Prusse, vol. 240, fJ · texte numérisé non relu

Aff. Elr., Corr. de Prusse, vol. 240, fJ

IOO LA POLOGXE. EYLÀU

Les articles de Bartenstein furent communiqués à l'Angleterre. Lorsqu'on parla à Canning, écrit M. Sorel, d'adhérer au traité de Bartenstein, il répondit que le projet de réorganiser l'Allemagne et de confédérer Je Nord sous le roi de Prusse « donnerait à ce prince une suprématie militaire qui ne ressemblerait pas mal à ce despotisme qu'exerce Napoléon sur les fédérés du Rhin, et ferait des princes et Etats fédérés autant de vassaux de Sa Majesté prussienne ». Et 1 Angleterre refusa son adhésion1.

M. Armand Lefebvre dit au contraire que l'Angleterre accéda à la convention de Bartenstein, et que le 29 juin 1807 elle conclut avec la Prusse un second traité par lequel elle lui promettait, pour l'année 1807, un subside de 2 5 millions de francs". M. Lefebvre ne connaissait pas les sources sur lesquelles est fondé le récit de M. Sorel. Il est vrai que l'Angleterre accorda de nouveaux subsides à la Prusse, il est vrai aussi qu'elle refusa d'adhérer aux propos de Bartenstein, et il n'y a rien de contradictoire dans cette conduite : elle donnait des subsides pour entretenir la guerre sur le continent, mais elle faisait toutes réserves sur les solutions proposées.

A ce moment, les élections d'octobre 1806 venait d'envoyer au Parlement d'Angleterre une majorité résolue à la guerre à outrance. Le nouveau ministère Portland, avec Canning aux affaires étrangères, et Castlereagh à la guerre (mars 1807), était aux mains des tories intransigeants : ils ne voulaient plus de négociations avec Napoléon, ils voulaient consacrer à la guerre toutes les ressources possibles, mais en s'occupant avant tout des intérêts propres de l'Angleterre. Ils donneraient de l'argent pour entretenir la guerre ; ils enverraient quelques milliers d'hommes en Pomé-

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