‹ Napoléon et la paixChapitre 16 sur 148 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Nouvelles complaisances de Napoléon envers la Prusse. — L'affaire de Passau. — La future coopération des armées prussienne et française. — La véritable cause des ([uinze dernières années de guerre. — La fausseté de la légende ; ses origines.— Le traité d'Amiens. — Enthousiasme du peuple anglais; Itonapnrte for eeer. — Nouvelles intrigues du cabinet de Londres. — Napoléon moins belliqueux que le roi de Prusse. — Frédéric-Guillaume 111; sa versatilité. — La reine Louise de Prusse; sa coquetterie, sa légèreté. — Mœurs de la nouvelle Cour. — Le prince Louis-Ferdinand et les officiers prussiens. — Le parti de la guerre i Berlin. — Rupture de la paix d'Amiens. — Inanité des griefs anglais.

— Napoléon insiste pour une solution pacifique. — Sa sincérité. — Ses dispositions naturelles pour les travaux de la paix. — Proposition de la réunion d'un congrès général. — Abstention coupable des souverains. — Projet d'invasion du Hanovre. — Le but de Napoléon. — Deusiènie mission de Uuroc à Berlin. — Réponse vague de Frédéric-Guillaume. — L'occupation du Hanovre approuvée formellement par le roi de Prusse. — Lord VVhitworth demande ses passeports.

— Efforts réitérés de Napoléon pour éviter la guerre. — Napoléon reprend son rôle de chef d'un grand pays.

Malgré lout ce qu'avaient de séduisant les projets d'alliance russe entrevue par la Reine à Memel, leur exécution et même leur préparation devaient être remises à une date indéterminée, car sous aucun prétexte la Prusse n'aurait pu éveiller contre elle les suspicions du Premier Consul. Jamais elle n'avait eu plus besoin de son appui qu'au moment où elle allait prendre possession effective des territoires concédés généreusement par la France, avec l'assentiment maintenant acquis d'Alexandre P' . Tranquille du côté de la Russie, Frédéric-Guillaume prévoyait des obstacles de la pari de l'Autricbe. Aussi, pour se fortifier contre cette alternative, redoubla-t-on à Berlin d'attentions envers Napoléon. On fit luire à ses yeux le mirage de cette

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