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les Prussiens manifesteraient des intentions hostiles, Michelson devait les désai mer ( 1 ) . « C'est en vertu de ces déterminations formellement arrêtées que le Tsar menaçait en termes pressants Frédéric-Guilaume et nourrissait l'espoir de l'entraîner à l'heure opportune dans la coalition.
Quant à Napoléon, fidèle à son système de ne rien demander sans donner quelque chose en échange, il s'épuisa en supplications afin d'amener le Roi à conclure l'alliance et à prendre le Hanovre en dépôt. 11 lui offrait en ce cas toutes les garanties désirables d'accroissement de puissance dans l'avenir (2).
Cependant la brusque terminaison du simulacre de négociations confié à Nowossiltzoff avait jeté un certain désarroi à la Cour devienne qui comptait sur des délais beaucoup plus longs. Il était convenu qu'on n'attaquerait la France que le jour où l'on aurait au moins quatre cent mille hommes à mettre en ligne. L'article IV séparé le dit expressément : « La réunion de cinq cent mille hommes effectifs mentionnés à l'article du concert signé aujourd'hui, n'étant pas aussi facile que désirable. Leurs Majestés sont convenues qu'il serait mis à exécution sitôt que l'on pourrait opposer à la France une armée de quatre cent mille hommes, composée de la manière suivante : « L'Autriche fournirait deux cent cinquante mille hommes, la Russie pas moins de cent quinze mille, indépendamment des levées faites par elle en Albanie, en Grèce; et le reste des quatre cent mille hommes serait produit par des troupes napolitaines, hanovrienues, sardes et autres (3). ■>■>
Ces différentes armées n'étant pas en état d'entrer en campagne, on se dit qu'on devait s'appliquer à endormir encore la vigilance de Napoléon. Dans ce but on eut l'idée d'offrir une nouvelle médiation à l'empereur des Français. Cette idée était
(1) F. DE Martexs, Recueil des traites delà Russie, VI; Allemagne, 362.
(2) Archives royales prussiennes, etc., II, 359.
(3) Comte DE Garûex, Histoire des traités dejiaix, VIII, 331.