‹ Napoléon et la paixChapitre 91 sur 148 · ALEXANDRE · texte numérisé non relu

ALEXANDRE

Ecrite à un simple général d'armée, cette lettre eût été correcte à peu près; adressée au monarque d'un grands pays, en réponse à une généreuse initiative, elle n'était que strictement polie, abstraction faite des qualificatifs dont elle usait à l'égard de l'empereur des Français. Cependant, après l'avoir lue. Napoléon resta quelque temps rêveur. Ce fut sans doute le temps de filtrer dans son esprit les termes de la lettre et de n'en conserver que le sens exact, dégagé de toute susceptibilité personnelle. Tout le monde savait — c'est reconnu par tous les historiens sans exception — que le Tsar, à l'armée comme dans ses conseils, n'était entouré que de jeunes gens à peu près dénués d'expérience mais pleins de suffisance. Savary, qui les avait vus, regar-

* Alexandre I" s'est probablement trompe en transposant la date du calendrier russe; sa lettre, d'après le récit de Savary, doit être du 26, c'est-à-dire du lendemain de celle de Napoléon.

(1) S. Tatistcheff, Alexandre I" et Napoléon, p. 94.

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