‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 101 sur 182 · Lettres de Talleyrand, 33i, n" 246: 336-8, n · texte numérisé non relu

Lettres de Talleyrand, 33i, n" 246: 336-8, n

3. Aff. Elr. Pologne Corresp., 324, f'^ 91-92. Lettres de Talle>/rand, 3i2, n° 249.

encore une fois tout ce qu'il a dit, et rappelle que les membres de cette association se sont engagés à suivre les ordres de Napoléon ou de Kosciuszko « dont on (leur) promettait l'apparition en Pologne sous peu de temps. »

Napoléon demandait de nouveau si, d'après les renseignements recueillis, il faut qu'un corps français aille en Volhynie pour linsurger, ou si l'insurrection va éclater sans cette mesure. Talleyrand ne pouvait pas répondre positivement à celte question. Horodyski et Neyman, très hardis, ne croyaient pas l'arrivée d'un corps français nécessaire avant l'insurrection. Les membres de la Commission se montrèrent beaucoup plus circonspects, ils déclarèrent manquer des renseignements suffisants et être obligés d'envoyer un agent sur les lieux ; ils préparèrent un mémoire sur la situation K Ce mémoire fut remis à Talleyrand le 15 mars et envoyé le 16 à Napoléon, avec une lettre de son ministre. La Commission croyait les habitants de ce pays très disposés à une insurrection, mais ajoutait qu'ils ne se soulèveraient qu'autant qu'ils se sentiraient soutenus par une force convenable. L'apparition de larmée française et la proclamation de l'indépendance de la Pologne étaient des mesures préalables nécessaires. La Commission proposait d'établir un service d'agents secrets entre Varsovie et les pays à soulever. Elle indiquait une seule difficulté, c'est que l'armée française aurait à traverser 40 lieues d'un pays très pauvre en ressources de toute sorte et qu'elle devrait par suite se fournir de vivres en Galicie. Talleyrand, après avoir reçu ce mémoire, concluait : « D'après toutes les difficultés' que leur mémoire présente, il me paraît bien difficile que l'on obtienne un résultat tant soit peu considérable dans un délai d'un mois -. »

Autant qu'il est possible d'en juger, Napoléon était du même avis que son ministre. Il revenait donc à ses premières idées. Ayant renoncé à ce plan, il cessa de s'en préoccuper. Ce qui subsista, ce furent des bruits qui se répandaient chez les Russes.

1. Con-esp. deXap., XIV, oSO, n^ 12.001: Lettres de Talleyrand, 348-0, n^ 2.j2.

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