Corresp. de Sap., XV. 3i'8. iv 12.6i0 le 2t mai
CHAPTIRE V
Dantzig succomba le 26 mai. La bataille de Friedland fut livrée le li juin. Le 21, Napoléon à Tilsit recevait déjà Lobanof. Les événements se succédaient de nouveau avec une rapidité qui rappelait les succès de Bonaparte dans ses campagnes d'Autriche. Les Russes étaient complètement battus, Bennigsen reculait et Alexandre se voyait obligé de négocier. L'armée russe était en déroute. La faim régnait autour d'elle-. Son élat-major était saisi de pani jue, et ne cherchait plus qu'une paix atout prix^ Dans une lettre à l'Impératrice-mère, Kurakin décrivait ainsi (le 22 juin) la situation: <• Nous avons devant nous, sur nos frontières, un ennemi victorieux, avec des forces trois fois plus considérables que les nôtres, qui n'avaient à faire qu'un pas en avant pour entrer dans nos provinces polonaises, où couve le feu de l'insurrection, et qui étaient toutes prêtes à le recevoir et à s'insurger. Qu'avons-nous à lui opposer? Les débris d'une grande armée
1. Pour l'entrevue de Tilsit, voir TatistchefT, 113 et suiv. ; Vandal, I, 56 et suiv., Lenz, Schilder, Lettow-Vorbeck. Nous allons nous borner à la question polonaise et au rôle qu'elle joua, pendant cette entrevue.
2. SchOn, Aus tien Papieren, 187a, II, 6 (AUenstein à Schôn, 28, VI, 1807,.