‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 108 sur 182 · Percy, 310, le 23 juin · texte numérisé non relu

Percy, 310, le 23 juin

122 NAPOLÉON Eï LA POLOGNE.

généraux. Les Polonais s'étant distingués devant Graudenlz et Dantzig, ayant contribué à la prise de cette ville, furent félicités. Gouvion écrivait à Alexandre Potocki (\e \^2 mai; : ^< Si les troupes polonaises qui sont devant Dantzig et Graudentz, et à la division du général Zayonchek se couvrent de gloire, celles qui sont parties dernièrement de Varsovie, (la première légion) pour servir sous le général Lemarois, rivalisent de zèle et de bravoure avec ces premières'. » Dantzig pris, les Polonais vont, sans repos, rejoindre le gros de l'armée et prennent part à la bataille de Friedland. Le général Lemarois communique à la Commission de Gouverment le résultat de cette bataille et l'Empereur envoie le Chambellan Broniec pour lui faire part du même événement. On reçoit des lettres de Gouvion et de Lemarois sur la prise de Kunigsberg; le '29 juin, la nouvelle de l'armistice se répand, puis c'est le général Lemarois lui-même qui vient déclarer sur un ordre formel de son maître, que l'Empereur assure à la Pologne sa protection suprême -.

- Le 3 mai, Talleyrand. sa tâche accomplie, quitta Varsovie pour aller rejoindre Napoléon. La Commission s'adressa à l'Empereur pour le prier de u permettre qu'il se trouve constamment au quartier général une personne chargée de recevoir des ordres et d'exposer à ses ministres tout ce qui pourrait assurer leur exécution ». Batowski fût proposé pour remplir ce rùle. La décision avait été prise le l mai, le 15 on recevait une réponse bienveillante de l'Empereur. C'était une « nouvelle grâce » de l'Empereur, qui devait inspirer aux Polonais de nouvelles espérances- Celles-ci augmentaient encore lorsque Vincent, auditeur au conseil d'État, fut nommé commissaire auprès de la Commission de Gouvernement. Bientôt le bruit courût, que le commissaire avait un rùle diplomatique, qu'en l'accréditant auprès du Gouvernement provisoire, Napoléon venait d'en reconnaître l'indépendance \ Bien que ce ne fut pas l'intention de l'Empereur, bien que le ton sur lequel Vincent allait parler, dût bientôt dissiper

J. Rappei'swil, Annales polonaises, 1801-iSlO.

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