‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 109 sur 182 · Konie · texte numérisé non relu

Konie

ÏIL.^IT. 123

les illusions, les apparences justifiaient ce bruit dans une certaine mesure et Napoléon devait s'en rendre compte. Bref, Napoléon restait toujours le même et la Commission de Gouvernement bénéficiait de toutes ces belles apparences ; en réalité, elle ignorait entièrement tout ce qui se passait à Tilsit. Le 2:2 juin, elle décida d'envoyer le comte Potocki auprès de Napoléon. Les c amis français et étrangers regardent cette mesure comme importante », il se met donc en route tout de suite ^ A Tilsit, ni lui, ni Batowski n'apprennent rien. On ne cesse cependant de calmer leurs inquiétudes et de les nourrir d'espérances vagues. C'était bien nécessaire, caries bruits les plus divers circulaient à Varsovie, où l'on commençait à redouter que l'Empereur n'abandonnât les Polonais sans rien faire pour eux-. Il était, d'autre part, difficile de procéder autrement, les négociations restant absolument personnelles entre Napoléon et Alexandre.

Outre ces deux agents de la Commission, il y avait à Tilsit une députation des Lithuaniens, ayant le comte Sierakowski à sa tète, envoyée par leurs compatriotes à Varsovie, puis auprès de l'Empereur. Cette députation ne fût même pas admise et le général Berthier semble avoir traité ses membres de rebelles envers leur Gouvernements

Les lettres de Potocki et de Batowski expédiées à Varsovie ne renfermaient que des renseignements vagues, mais réconfortants. Le Gouvernement, après une certaine hésitation, entreprit d'organiser le département de Bialystok ; il y envoya M. Starzenski et D. Kuczynski qui annoncèrent par une proclamation du 10 juillet, qu'ils allaient se mettre à l'œuvre

Page 1