Loret, 134: Konic, 368; Potocka, lo
2. Loret, 135; Marie Krasinska à V. Krasii'iski, 30 juin 1807 : « ...tout le monde sait ici que les deux Empereurs sont ensemble à Tilza. Tu peux dans ce moment rappeler à M. Batowski ou à M. Stanislas Potocki, l'amnistie pour les sujets russes, qu'au moins nous ne perdions pas notre fortune, si le reste doit être anéanti. Je ne veux cependant pas me. persuader que l'Empereur nous oubliera. Je crois qu'il existera une Pologne, mais de quelle étendue sera-t-elle? Voilà ce que tout le monde attend avec crainte et impatience... » Correspondance de Vincent Kra- ■fiinski, t. VJII, Bibl. de Krasii'iski.
3. Aff. Elr. Pologne Corresp., 330, f' 176, Morawski, VI, 7i.
pour créer de nouvelles institutions '. On commençait donc à organiser un département qui, d'après le traité conclu trois jours auparavant, ne faisait plus partie du domaine de la Commission. Le 5 juillet, Napoléon fit dire à Potocki que le département de Bialystok était frontière de l'armistice ^ Le 9 les délégués polonais écrivaient à la Commission, qu'il fallait aller à Dresde « oix l'on espère que les arrangements définitifs concernant le sort de notre pays seront pris ». Arrivé à Varsovie, Potocki rendait compte, le liî juillet, de toutes les négociations, et ajoutait que, les résultats n'étant pas encore publiés, on ne pourrait rien savoir de sûr, mais que selon toute probabilité, la Pologne sera donnée au roi de Saxe. La Commission, avant de quitter Varsovie pour se rendre à Dresde, où la présence de l'Empereur « présageait la résolution du sort de notre patrie » annonçait cette nouvelle au peuple, en remettant le pouvoir entre les mains du Directoire ^. Ainsi le Gouvernement suprême de la Pologne ne pouvait annoncer rien de plus tandis que le sort de ce pays étaitdécidé depuis le 7 et que les Français (Cambacérès et Clarke) en étaient déjà informés \ Les Polonais avaient beau être les plus intéressés dans les négociations qui se faisaient à Tilsit, ils étaient entièrement écartés de toute participation directe ou indirecte, dans ces arrangements relatifs au sort de leur patrie. La Prusse ne comptait guère dans ces négociations que comme quantité négligeable auprès de la personne d'Alexandre. Quant à l'Autriche, la nouvelle de Friedland l'avait jetée dans une consternation extrême, c'est par conséquent elle qui s'intéressait le plus au sort « de la ci-devant Pologne ». Dans le cas même où on ne lui demanderait pas de faire le sacrifice d'une partie de la Galicie, le rétablissement do la Pologne, avec les provinces russes et prussiennes, devenait pour elle une source continuelle de discussion et le germe d'une nouvelle guerre '.