Corresp. de Xap., XV, n9, n« 12.849. (4 juiU
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pointe dans le duché de Varsovie. L'aigle russe serait vue des murailles de Varsovie. Ce serait véritablement une indication trop claire que Varsovie est destinée à passer sous la domination russes » Il propose un « mezzo termine » ; la ligne de la frontière sera reculée plus à l'est. ^ Napoléon voulait que le traité de paix fut signé le 6, son élaboration finale devant être confiée à des plénipotentiaires. En vérité il était déjà entièrement achevé. Le 7, le roi de Prusse fit encore des eflorls pour conserver la Pologne, il assurait « qu'il avait formé le projet, si elle lui était rendue, d'en changer l'administration - ». Ce changement de système venait trop tard pour la Prusse. La Xémésis, suivant l'expression du roi Frédéric-Guillaume, vengeait le partage de la Pologne ^ Le traité (signé le 7 avec la Russie et le 9 juillet avec la Prusse) devait achever ce qu'une diplomatie un peu perspicace pouvait prévoir depuis longtemps. Or Czartoryski écrivait encore le 23 mai à Stroganof : << Je crois en vérité que Bonaparte va maintenant insister à la paix, sur le rétablissement de la Pologne peut être seulement dans la partie prussienne, en y transplantant l'électeur de Saxe^ ».
L'entrevue de Tilsit, cette négociation unique dans son genre, négociation de souverain à souverain, absolument personnelle, sur un radeau, s'était terminée par un traité de paix, des articles secrets, une alliance. Nous nous bornerons à examiner seuls les articles qui avaient trait à la Pologne.
L'article 5 du traité conclu avec la Russie (art. 13 et 15 de celui avec la Prusse) '', disait que les provinces qui, au l^'' janvier 177::! faisaient partie de l'ancien royaume de Pologne et