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étaient aussi représentées près de l'Empereur. « On est en mouvement en Pologne », écrit-il à Lannes le 3 novembre : « beaucoup de propositions me sont faites; ils commencent à se remuer ^ » 11 avait reçu aussi des mémoires.
On lui avait remis notamment, dans les premiers jours de novembre (entre le F^ et le 3), des « Observations sur le rétatablissement de la Pologne'- ». Ce mémoire, écrit par un ancien employé du bureau des affaires étrangères de Pologne, élait basé sur la connaissance de la situation dans toutes les parties de la Pologne — dont il donne le tableau — ainsi que sur l'idée que la Turquie ne pouvait plus exister. Cette idée était fort répandue dans l'Europe de ce temps-là \ Le rétablissement de la Pologne devait assurer une paix solide à la France et à l'Europe. La Pologne, puissance composée de ses tronçons réunis et alliée de la France, devait faire échouer toutes les coalitions dirigées contre cette dernière. Le rétablissement devait être complet dans les limites d'avant 1772, la Prusse orientale et occidentale y devait être réunie. On pouvait rompre ainsi toute communication directe entre la Prusse et la Russie. La Pologne allait avoir besoin d'alliés : à l'occident ce serait la Saxe et la Confédération du Rhin; au sud, les Turcs, dans leur désorganisation, ne pouvaient plus résister à la Russie. Il fallait donc faire une nouvelle répartition de leur territoire : la Ressarabie et la forteresse de Render seraient données à la Pologne, l'Autriche obtiendrait une partie de la Turquie en échange des Galicies, le royaume d'Italie serait agrandi vers le midi. Resterait encore l'ancienne Grèce, où Ton pourrait établir un prince français, et la Pologne, l'Italie et Naples auraient ainsi un nouvel allié.
Pour faire réussir ce plan, il fallait remuer tous les Polo-