‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 120 sur 182 · Clercq · texte numérisé non relu

Clercq

2. Bailleu, Brièfe (1er Konigin Luise, p. 382. La reine Louise à son frère le 5 août 1807.

Russie et la France » qui reflétaient l'opinion anglaise sur la situation de la Pologne.

v L'article 5 » disait-on, u ressuscite le nom polonais. Il fait revivre chaque prétention et renforce toutes les espérances de ce peuple. Il ouvre une issue à ses ressentiments longtemps comprimés. Il réveille dans les cœurs ulcérés d'amers souvenirs et rallume en eux la soif de la vengeance.

Il était encore nécessaire que la torche de l'incendie fut déposée dans les mains de celui qui alluma les premiers brandons et Bonaparte y pourvut en confiant le duché de Varsovie à l'un des confédérés du Rhin, sur lequel il exercera un contrôle immédiat. Bonaparte croit par là détacher la Russie de l'Angleterre et lavoir enchaînée par les plus forts liens à l'exécution de ses desseins, comme il ne doute pas que les souvenirs qu'il a réveillés dans les cœurs des Polonais suffiront pour les rallier autour de ses étendards quand il lui plaira de proclamer leur entière indépendance ^ >k

L'esprit politique de l'Angleterre, toujours la mieux informée dans les affaires politiques '^, se manifesta avec toute sa clarté dans ce jugement, si juste et si exact.

Le duché de Varsovie qui comptait, surune étendue d'environ 1 850 lieues carrées, plus de 2 milions d'àmes^ était un État polonais indépendant, le germe d'une future puissance polonaise. Rattaché par son souverain à la confédération du Rhin, il devait se transformer en extrême frontière du grand Empire napoléonien, obliger la Russie à persister dans la

Page 1