Lacroix
2. Berlin im October iind Xovember 1806. Tarjebuchaufzeichnungen eines Diplomaten De Bray Deutsche Rundschau 1900, t. 105, p. 65 (le 10 novembre 1806 .
A liKKLIN. 11
Joiuini présenta un mémoire dans lequel il montra l'avantage que l'on pourrait trouver dans l'alliance de la Prusse. On pourrait agrandir celle-ci de toutes les parties du territoire polonais qu'il serait possible de réunir par la suite en conservant ù celles-ci leur nationalité. C'était obtenir l'espèce de contrepoids nécessaire, sans s'exposer aux chances d'une guerre interminable contre la Prusse, la Russie et l'Autriche. Ce mémoire taisait ressortir surtout le danger que pourraient c(>urir les Français en passant la Vistule, si l'Autriche débouchait sur leuis derrières avec 150 oou hommes '.
La décision de Napoléon mClrissait lentement. Il faisait avancer sans cesse ses armées. L'armistice devait bientôt se négocier. Cependant aucune décision n'était encore prise. Le 7 novembre il écrivait à Mortier : « il est possible que dans quel([ues jours je me porte de ma personne au milieu de la Pologne^ », quelques jours plus tard il annonce au général Dejean qu'il va prendre peut-être le parti de soutenir l'insurrection de la Pologne (le 1-2 novembre '\} On est tenté de croire que Napoléon hésite et ne sait quel parti prendre. C'est seulement le 17 novembre, les délégués de la Prusse ayant déjà signé l'armistice, qu'il fait écrire par Berthier à Davout : <• Je dois vous dire, et vous devez le faire connaître, que l'intention de l'Empereur est véritablement de proclamer l'indépendance de la Pologne, si elle fournit quarante bons mille hommes de troupe, sur lesquels on puisse compter conmie si l'on avait un corps de 40 mille hommes de troupes règles * ». Mais comment comprenait-il cette indépendance? s'inclinait-il vers les plans polonais ou vers ceux de Mont-
1. Jomini, Vie politique, II, 328-329. De Pullusk à Eylau, p. 4, Lecomte,, p. 57-60; le mémoire fut remis à peu près le 10 novembre.