‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 145 sur 182 · NAPOLEON HT L.V PO LOT. NE · texte numérisé non relu

NAPOLEON HT L.V PO LOT. NE

Après toutes ces réllexions, ils n'en consacrent plus qu'une, il est vrai, avec une modération digne d'éloge, sur le mode de (iouvernenient que l'Empereur donnera àla Pologne. La perspective de redevenir une nation puissante, ne les fait pas balancer sur 1«' choix d'un chef. La nécessité d'être pendant longtemps puissance militaire llxe leurs vœux sur un guerrier; le prince Murât est désigné dans l'opinion générale; on voit, néanmoins, percer le désir ^ qu'ils auraient de le voir monter sur le trône à la suite d'une Diète légalement convoquée plutôt que par un simple acte d'autorité de TEmpereur. Ce désir trouve sa conséquence dans les opinions qui divisent les Polonais, surtout parmi les grands seigneurs.

Aujourd'hui l'attention du public est tout entière aux mouvements qui annoncent l'approche d'une grande bataille; Tespoirde voir ce pays-ci délivré de la barbarie des Russes réunit tous les voeux pour le succès des armées françaises. Ce public n'est pourtant pas exempt de quelque crainte que la malveillance des partisans des trois puissances cherche à semer dans l'opinion et cela n'est pas étonnant. Varsovie est le réceptacle d'une foule de nations, les Russes y ont leurs agents et même des partisans, les Prussiens, les Autrichiens y ont leurs espions, il n'y a pas jusqu'à Louis XVIII qui n'y ait aussi les siens et je n'ai pas vu de peuple plus crédule et plus facile que celui-ci à céder aux impulsions étrangères.

[Aff.Etr. Po%?«e. Mémoires, Supplément 16. f*^ 122-3.)

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