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Pistor à Canibacérès en lui ordonnant de le faire imprimer et d'y ajouter u un précis rapide qui peigne toute l'indignité du partage de la Pologne et son influence sur l'abaissement de la Suède et de la Porte, et dès lors sur l'équilibre de l'Europe ». Cet ouvrage doit être publié sous huit jours'. En effet, bientôt on pouvait lire dans la préface ajoutée au manuscrit de Pistor : « Mais l'injustice a produit elle-même son remède : le scandaleux partage de la Pologne a réveillé l'énergie de la France; un grand homme a recueilli et développé les germes de sa force et de sa gloire; il a jeté le fondement d'un nouvel édifice social, vengé la morale des rois et préparé la prospérité des peuples - ».
La presse parisienne, le Moniteur, le Publiciste surtout, reproduisaient les bulletins elles proclamations, et par cette voie l'opinion française et l'opinion du monde entier apprenaient tout ce que l'Empereur leur voulait faire connaître.
C'est à la même époque que fut réimprimée la brochure « Kosciuszko au peuple français, » écrite jadis par Wybicki alors que le généralissime polonais était encore emprisonnée On ne la réimprimait pas sans arrière-pensée. Depuis longtemps en effet l'opinion publique voyait dans ce noble général le représentant de la Pologne. C'était encore à Vienne en iSOo (17 Frimaire) que Napoléon recevait d'un gentilhomme polonais une lettre dans laquelle il le suppliait de rétablir la Pologne : ^< Déjà celle nation généreuse et infortunée, le cœur ouverte de douces espérances, vous tendait les bras. Deux cent mille braves préparaient leur courage, le nom de Kosciuszko, protégé par V.M., avait retenti dansions les cœurs » *. L'auteur des « Observations » le rappelait de nouveau à la pensée de l'Empereur, toute la Pologne retentissait du même désir.
Le 3 novembre ^'apoléon écrivait à Fouché, ministre de police : « Faites venir Kosciuszko ; dites-lui de partir en diligence pour venir me joindre, mais secrètement eisous un autre nom que le sien. U s'adressera au général Dombrowski