Arch. \at. XV. IV, 1687, Pologne, n' 6 Fabian Szaniawski
14 NAPOLÉON ET LA l>olJ)(iNE.
OU directement au grand maréchal Duroc ; donnez-lui tout l'argent dont il aura besoin. Faites partir aussi tous les Polonais qu'il aurait avec lui. Je désire que tout cela se fasse le plus secrètement possible^. » Ces paroles indiquent que son plan n'était pas encore arrêté définitivement et qu'il ne voulait pas en dévoiler même la première ébauche à ses ennemis. Fouché s'adressa à Kosciuszko, qui demeurait à Berville, et lui communiqua Tordre de l'Empereur. Il fut bien étonné et scandalisé d'apprendre que le général ne voulait suivre l'Empereur qu'après avoir acquis la conviction que Napoléon veut effectivement rétablir la Pologne-. Kosciuszko refusa, parce qu'il ne croyait pas que Napoléon, pût faire quelque chose pour la Pologne. << Ne pense pas, disait-il à la lin de 1807 à Chlapowski, qu'il va restaurer la Pologne ; il ne pense qu'à soi-même, il déteste toute grande nationalité et plus encore l'esprit d'indépendance. C'est un tyran, son seul but est la satisfaction de sa propre ambition. Il ne créera rien de durable, j'en suis sûr^. » La réponse de Kosciuszko ne changea rien dans ses rapports avec Fouché : il était toujours