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mais aussi et surtout comme pays où les dépenses publiques allaient être toujours inférieures aux recettes ^
La Prusse avait promis de respecter la Constitution que les Polonais s'étaient donné eux-mêmes et, au lieu de tenir cette promesse, elle avait coopéré au partage et à la suppression de l'État polonais. On avait licencié l'armée polonaise et renvoyé les oftîciers sans leur accorder aucun dédommagement. On avait confié toutes les places à des Allemands, confisqué toutes les slarosties pour les donner à des courtisans sans mérite. On n'avait pas même respecté la langue du pays et Ton s'était efforcé de supprinier son usagée Dès le commencement le Gouvernement prussien montrait son vrai visage. Il n'y avait pas à s'illusionner, chaque acte de ce Gouvernement, chaque décret trahissait le but qu'il voulait atteindre. qui était de détruire la nationalité polonaise, de chasser les Polonais ou de les rendre Prussiens. ^ Les Polonais sont braves, » dit Cœlln, « ils sont faits pour la guerre. Composant un peuple à part, ils aiment leur nationalité : tout souverain dont ils acceptent la domination doit les ménager à cet égard ^. » Les mêmes idées se trouvent dans le mémoire de Nassau, écrit par Stein, ministre régénérateur delaPrusse.