‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 31 sur 182 · Pour les quasi réformes prussiennes, voir Hintze · texte numérisé non relu

Pour les quasi réformes prussiennes, voir Hintze

4. Lehmann. Preussf.nu. Polen Preuss. Jahrb. 1894. t. 78, p. 467. o. Ilandelsman.p. 19.

interruption, grâce à la paix qui régnait depuis dix ans dans les États de la Prusse. Mais la Prusse faisait tout pour entraver l'évolution normale de Varsovie et d'autres villes polonaises, aux dépens desquelles devaient grandir les centres industriels prussiens. On protégeait les Juifs ; mais en les opposant aux Polonais, on ne leur accorda pas les droits des citoyens.

On attribue à tort également au Gouvernement prussien la suppression du désordre qui existait en Pologne. Les routes étaient dans le même état en 1806, au moment où les Français entraient en Pologne S que dix ans auparavant quand les Prussiens, après avoir détruit avec les Russes, successivement pendant des années, toute trace du bien-être, avaient occupé ce pays.

C'était peut-être pour l'éducation publique qu'on faisait encore le plus. Mais dans l'école prussienne la haine dupolonisnie « (das Polnische) » était le point du départ d'un système d'éducation qui ne tendait qu'à germaniser les élèves. Le lycée même de Varsovie ne devait servir qu'à ce but. On refusa de créer une Université à Varsovie, on attira les Polonais à Kœnisberg, Breslau ou Francfort. Le gouvernement de Frédéric-Guillaume III, homme bon, mais borné, sans intelligence et sans esprit d'entreprise, a réparé beaucoup de torts faits précédemment. C'est lui qui autorisa la création d'une (( Société des Amis des Sciences » à Varsovie.

Le Gouvernement prussien essayait de germaniser le pays en favorisant la colonisation allemande en Pologne, sous prétexte de vouloir relever l'agriculture et augmenter le nombre d'habitants "^ Le Gouvernement qui entreprit cette colonisation d'après le plan deSchrœtter trouva des auxiliaires même parmi les seigneurs polonais (Lubienski, par exemple). On ne

1. Lettow-Vorbeck, 111, j8-63. iMomnville à Weyhers, le 29 janv. 1807. << Pour vous donner une idée des chemins de la Pologne, figurez-vous que depuis Posen jusqu'à Varsovie j'ai trouvé au moins 400 chevaux morts dans des trous sur la grande route. Avant la gelée c'était un marais et ensuite une mer de glace. On passe dans les endroits où la terre n'a pas de fond du tout, sur des ponts qui ont près dune demie-lieue de long et sur beaucoup de digues ». Arch. Nat. A. F. IV, 1692, n^ 171.

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