Coignet
3. " L'esprit du pays est très mauvais pour nous et surtout à Bromberg. La populace courait les rues pour indiquer avant-hier aux dragons prussiens les maisons où les officiers français s'étaient réfugiés. Le peu de Polonais qui sont dans le pays sont comprimés par les autorités ». Foucart, 1.116 .le 17 nov).
4. Ranke, Hardeuherr/, lU, 21'. Delbriick, II, 43. î». Blocqueville. H, 260 et suiv. comp. Montegul.
LA POLOGMi ET LES DEBITS DE LA II É \ (►LCTloN. 37
marche sur Poznan. Le 8 novembre, à Meseritz, il écrit : u Les Polonais nous reçoivent comme des libérateurs, il n'existe point d'armée ennemie pour comprimer leurs sentiments. Aussi ils s'y livrent avec enthousiasme ^ » Le 1 2 à Posen . « Partout, nos détachements sont accueillis avec le plus vif enthousiasme par les nobles comme par le peuple. Posen est encombré de tous les Palatins et des premières familles nobles de la Pologne, qui se sont réunis pour venir au-devant de Votre Majesté ^. » « Je puis moi-même juger de l'esprit de cette nation », ajoutait-il le 13: u par ce qui se passe sous mes yeux à Posen où les Palatins, les anciens généraux et tous les principaux nobles de la Pologne sont réunis pour attendre l'arrivée de l'Empereur et sont, par toutes leurs actions, en révolte ouverte contre leur ancien souverain ' ».
L'arrivée du 3*^ corps dans la Grande Pologne et surtout à Posen fut comme le signal de l'insurrection de tous les Polonais contre la domination prussienne. A Kalisz et dans quelques autres villes, il y avait de petites garnisons prussiennes. Les habitants, de leur propre mouvement, les arrêtèrent et lirent prisonniers de guerre ces détachements. « Tous les Polonais vinrent offrir à M. le Maréchal de servir sous les ordres de l'Empereur. Des députations nombreuses furent envoyées de différentes villes, même de Varsovie, alors occupée par les Russes, pour l'engager à proclamer l'indépendance de la nation polonaise '' ». L'enthousiasme s'empara de la masse du peuple de Posen et Kalisz, les nobles propriétaires furent bientôt entraînés par l'élan général. La révolution se répandait de ces centres avec une vitesse extraordinaire et elle embrassait les petites villes et les domaines des grands propriétaires de cesdeux départements \ « Les hommes s'armaient comme ils pouvaient » ; les femmes « par leurs discours et par tout ce qu'il y a de séduisant dans leurs manières (et leur influence est bien plus grande qu'on ne le pense dans