‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 37 sur 182 · Opérations du 3* Corps, p · texte numérisé non relu

Opérations du 3* Corps, p

5. Voir les rapports des fonctionnaires prussiens, pleins de haine, S<'hottrnûlier, 53, 55, 59, 67; 37-42.

tout ce qui a rapport à l'enthousiasme militaire), secondaient ce mouvement, qui était vraiment nationale »

Cette marche vers Varsovie était un véritable triomphe. On s'attendait à une réception des plus chaleureuses. ^ D'après tous les renseignements, on pouvait être sûr que la proclamation de Dombrowski produirait à Varsovie peut-être trop d'effet, les esprits des Varsoviens étant plus montés que partout ailleurs. » On attendait les ordres du général Dombrowski et l'annonce de l'arrivée des Français pour faire main-basse sur la garnison prussienne. Tous les habitants y attendaient les Français avec la plus vive impatience. Davout pouvait l'écrire d'autant plus sincèrement qu'il ajoutait : <( la grande noblesse fait des vœux, mais elle est timide ; cependant il y a quelques exceptions^ ». De Klodava, il écrivait à Berthier le 24 novembre : <• Plus on s'approche de Varsovie, plus on retrouve l'esprit polonais, mais tout cela manque d'ensemble ^ » On approchait du cœur même de la Pologne plein d'espoir et d'audace .

On pouvait être certain que l'approche des Français serait le signal du soulèvement dans cette ville, où régnait la plus grande fermentation. Le général Kôhler le savait aussi. Pour aller au-devant des événements il essaye de rassurer les habitants de Varsovie, qui, selon son expression, «se laissent agiter par toutes sortes de faux bruits à l'occasion de la prochaine arrivée des Français et des événements qui pourraient en être la conséquence '' '>. La vérité est qu'il voulait se rassurer lui-même et prendre des mesures de précaution. En apparence le calme semblait absolu. Le Roi écrivait même

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