‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 43 sur 182 · Corresp. de Davoul, I, 332, ii · texte numérisé non relu

Corresp. de Davoul, I, 332, ii

LA POLOGNE ET LES DÉBUTS DE LA RÉVOLUTION, to

lion intérieure de ce pays. C'était Rulhière qui devait être la principale source de ses idées sur la Pologne. Le 30 novembre il se fait envoyer son livre : « Je lirai avec plaisir le manuscrit de Rulhière sur la Pologne. J'en ai entendu parler avec éloge. » Le 31 décembre il « attend avec impatience » d'avoir un exemplaire de ce livret L'Histoire de Vanarchie de la Pologne et du démembrement de cette république publiée au commencement de 1807, devient bientôt son guide dans les affaires de la Pologne. Il ne s'y borne pas. Il fait venir tous les mémoires, renfermés dans les archives du ministère des relations extérieures, concernant ce pays. Ces mémoires lui furent envoyés le 28 décembre, mais bientôt renvoyés comme inutiles ■^. Il ne laissait passer aucune occasion pour prendre des renseignements nécessaires, interrogeait tous les Polonais qui l'approchaient et faisait preuve, chaque fois, d'une intelligence extraordinaire, mais d'un manque absolu de connaissances. « En général, il connaissait peu notre histoire, quant à l'histoire prussienne, il ne la connaissait, à ce qu'il me semble, que depuis Frédéric ^ ». Il prenait des renseignements non seulement en ce qui concernait les intrigues des grandes familles qui l'intéressaient vivement, mais il voulait connaître la situation du pays, sa richesse, ses produits, etc. Wybicki lui présenta deux mémoires sur l'étendue et sur les ressources pécuniaires de la Pologne ^ et Alexandre Sapieha, son futur grand chambellan à Varsovie % apporta de son côté une œuvre de Staszic, intitulée : « Idées générales sur la statistique de la Pologne ^ ». C'est surtout dans les relations verbales qu'il trouvait la clef delà vie polonaise et en profitait.

1. Corresp.de Nap. Xlll, 724, n° 11.328; XTV, 158, n» n.:i29.

.3. Ghlapowski, I, 6.

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