Dembowski, I
6. Arch. Nat. A. F. 'lY, 1692, dos. 2, n° 527, Staszic publia plus tard sa brochure sous le titre de « Coup d'oeil sur la statistique de la Pologne », en y introduisant quelques changements. Maret avait lu très attentivement ce mémoire, mais l'empereur ne le vit pas parce qu'il contenait " des recherches plus curieuses qu'utiles ».
La grande masse des habitants des villes et des paysans, à l'exception des grandes villes ou des endroits par où passaient les Français, ne bougeait pas. Elle se rendait peu compte de ce qui se passait, elle ne comprenait ni l'importance du changement qui venait de se produire, ni le rôle qu'on lui voulait attribuer. Les paysans se laissaient enrôler pour « une grande guerre », ne sachant ni au nom de quoi ni pour qui ils allaient se battre ^ ; en général cette nouvelle guerre était pour eux ce qu'avaient été les guerres prussiennes. Ils partaient parce qu'ils devaient partir. Là cependant où le joug des Prussiens s'était particulièrement fait sentir, l'arrivée des Français, la possibilité de fuir l'autorité seigneuriale et de servir dans une armée où ils se sentaient égaux à la noblesse, il en était tout autre -. Assurément, même dans ce cas-là, le paysanne connaissait pas au juste la cause qu'il allait servir, mais pour le moment le but lui était indifférent. Hier encore il était « courbé sous la glèbe et sous sa peau de mouton, liée àla ceinture par une corde de paille », aujourd'hui il devient a un cavalier élégant sous le plumet