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2. Uklanski, conseiller prussien (Bosniaque germaniséj à Maret, 23 févr. 1807 : « J'ai été conseiller de la Régence du Roi de Prusse à Varsovie et, ayant acheté mes terres Golice près de Lenczyc, j'y ai fait deux établissements de colonistes qui, d'après leurs contrats, travaillaient la corvée et payaient une rente foncière de leurs arpents. Un d'eux nommé Milonski s'étant avisé d'être désobéissant, a taché à séduire les autres à la désobéissance et comme il en fut convaincu de même, comme des grossières insultes contre ma personne, je lui ai dicté, en qualité de juridictionnaire une peine légère, de 7 coups de bâton pendant le gouvernement passé. Après que l'armée française avait occupé la Pologne le coloniste .Milonski s'est dit gentilhomme, prit l'uniforme d'un cavalier national et fit une plainte mensongère contre moi à Lenczyc. Alors l'esprit de persécution contre les Prussiens s'est éveillé; on m'a fait arrêter dans mon château, on m'a menacé de la perte de mes ])iens, de mon honneur et de nm liberté à cause que j'ai donné quelques coups â mon coloniste, comme le prouvent les actes. » {Arch. Nat.).
ilii schapka, en brandissant sa lance au pavillon flottant '. » Et puis dans cette nouvelle armée il trouvait des chefs qui parlaient sa langue, qui savaient se faire aimera C'est là qu'il apprenait pour la première fois le nom de sa patrie et le sens de ce mot. Si même, au commencement, ils avaient marché contre leur volonté, une fois dans le camp la cause de l'armée devenait la cause de la grande masse des paysans, qui *< avaient dorénavant la même espérance et les mêmes vœux que la noblesse insurgée », comme le dit Gruner ^ Mais il y avait aussi une tout autre disposition d'esprit. Czenstochowa fut prise par Deschamps à l'aide d'un grand nombre de paysans des environs conduits par Miaskowski *. C'est seulement grâce à l'intervention des paysans polonais que le maréchal Ney pût passer la Vistule près de Thorn. <- La rivière, large de iOO toises charriait des glaçons ; le bateau qui portait notre avant-garde, retenu par les glaces, ne pouvait avancer; de l'autre rive des bateliers polonais s'élancèrent au milieu d'une grêle de balles (prussiennes) pour le dégager. Les bateliers prussiens voulurent s'y opposer : une lutte à coups de poings s'engage entr'eux. Les bateliers polonais jetèrent les prussiens à l'eau et guidèrent nos bateaux jusqu'à la rive droite ». Le temps s'est écoulé, il n'y avait plus trace de l'œuvre de Napoléon près de Thorn et les paysans se rappelaient encore comment ils avaient sauvé « Napoléon lui-même ^ ».
Les paysans polonais apportaient des vivres aux armées polonaises ^ recevaient au début très favorablement les Français, poursuivaient et assommaient les Russes chaque fois qu'ils en avaient la possibilité ^ Mais c'était le résultat d'un tout autre phénomène. Si le patriotisme s'éveillait dans la masse des paysans, il était dû à la haine des Prussiens, à l'arrivée des Français, peut-être aussi à la propa-