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des généraux voulait se borner à l'action purement légale. Davout, par exemple, voulait accomplir un marché, mais ce projet échoua, « le blé et la farine devant être tirés d'un pays occupé par un autre corps d'armée ^ » On ignorait comment on allait vivre. Les commandants se disputaient de vive force des voitures que les corps avaient réussi à se procurer -. Dans de pareilles conditions Milhaud conçut le plan « de faire ordonner à tous les seigneurs polonais de faire rentrer dans leurs maisons leurs paysans qui se sont enfuis, à condition même de découvrir les farines cachées et de partager avec eux le pain qu'on ferait pour les soldats \ » On rencontrait également des traînards et des pillards qui ravageaient le pays et privaient l'armée des ressources restant après le passage des Russes \ Bientôt, surtout après le nouvel an, le dérèglement augmentait fortement; « comme la faim met le loup hors du bois, étant réduits à la dernière misère, » les soldats français allaient fouiller les forêts, épier les paysans qui n'avaient pas quitté leurs terres, et leur prenaient tout ce qui leur restait encore. Ces expéditions n'étaient pas toujours anodines ; les paysans défendaient leur bien, les soldats le leur prenaient de force et bien souvent le paysan tombait lue par le Français. Les officiers, eux mêmes, prenaient part dans ces entreprises ; il y eut même des cas'^ où les officiers vendaient aux ennemis les bestiaux pris aux paysans. On prenait tout sans pitié aux habitants de la campagne : c'était un acte légal et le nouveau Gouvernement polonais devait exécuter de pareilles demandes des généraux française
La bonne volonté des paysans n'existait plus. Us comprenaient que les libérateurs étaient pour eux des oppresseurs et