‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 49 sur 182 · Corvesp. de Davoul, I, 368, n» 246. i. Foucait, 11, i:i · texte numérisé non relu

Corvesp. de Davoul, I, 368, n» 246. i. Foucait, 11, i:i

4. Opérations du .5°"* Corps, 280; Fézensac. 164; Jackowski, 84-85.

5. Goignet, 131, 132, 131; 138 Kierzko^^-ski, 128-129, 131-T. Morvan, I. 402-1, 466, II, 3?j, 46.

n. Dembowski, I, 297. Dans le village Penchyrj'le propriétaire a perdu du fait du passage des Français 19.463 florins, les paysans 10.092, dans le village llakoviec le propriétaire 1.830 fl., les paysans o.709 et ainsi de suite {Arch. Nat. A. F. IV, 1687, dos. Pologne 45, 47 .

LA POLOGNE ET LES DÉBUTS DE LA RÉVOLUTION, ai

qu'il fallait fuir toute armée. Le paysan s'enfuit donc dans les forêts après avoir enfoui tout ce qui lui restait encore.

Telle était l'attitude de la grande masse du peuple. C'était la petite noblesse et la noblesse qui formaient en grande partie le fond de l'insurrection. Mais celle-ci n'était pas uniforme, et se composait de plusieurs groupements. Il y avait des (« vieux républicains », des partisans des anciennes institutions polonaises qui, par l'occupation prussienne, ont perdu leurs rangs sociaux et le but de leur vie. Ce parti des « Anciens Polonais » avec Radzyminski, palatin de Gniezno pour chef, composé de quelques familles riches et de la grande masse de la petite noblesse, accourut au premier appel. C'est donc Radzyminski qui devait rassembler tous ses confrères. Il écrivait dans son Vniversal du 2 décembre : « Frères, nous n'étions plus des Polonais, ce nom même était un crime. La peine de mort, la confiscation des biens, le nom de scélérat attendaient celui qui voulait défendre sa patrie. L'Europe entière se tut en voyantcette violence commise sur un peuple autonome. » Mais Napoléon est venu et il dit : « Montrez que vous savez mourir ou vivie libres. ^> Et puis il invite toutes les « terres » délivrées du jougprussienà envoyer des soldats pour combattre pour la patrie, il proclame la levée du ban et de l'arrière-ban (pospolite ruszenie) *. Cette proclamation n'est pas restée sans effet. Toute la moyenne noblesse, coniptant dans son sein beaucoup de gens intelligents, pleins d'enthousiasme et d'ambition, av^c Uminski en tête, y prit part. L'enthousiasme devait même rapprocher la grande noblesse de l'insurrection dans la Grande-Pologne, il devait en être autrement dans la Masovie ^ Us s'étaient voués à Napoléon sans conditions; on espérait

\. Dziennik poznanski, 1806, n° 102.

g. Schottmùller, 45-48, 53; Grolman, 55.

qu'il allait nommer un roi de Pologne pour le i^' janvier, on croyait les provinces russes déjà conquises et la question de la Galicie arrangée'.

Le même enthousiasme devait faire embrasser la cause de Napoléon par toute la jeunesse aristocratique : c'était encore l'époque de fêtes incessantes à Pulawy; la nouvelle de la proclamation de Radzyminski devait mettre fin à toute cette vie. La jeunesse quitte la résidence seigneuriale pour se mettre en service de Napoléon-.

A Varsovie, Napoléon envoyait Wybicki et le chargeait de faire connaître secrètement ses intentions^. C'était encore le temps du Gouvernement prussien : à Varsovie existait une société secrète qui n'attendait que l'arrivée des Français. A la première nouvelle de la proclamation de Dombrowski, cette société, composée des aristocrates, s'est décidée de faire part à celui-ci de la disposition des esprits à Varsovie. WeyssenhofTsemet en route et grâce à des juifs qui l'avaient aidé à accomplir le trajet, il arrive heureusement près du chef des légions et lui apporte les nouvelles ^ Il n'y avait donc pas d'abstention co?72j:)/^/e de la part de la grande noblesse à Varsovie. Une députation allait même à Posen et voulait présenter h Napoléon les hommages de la nation polonaise, Napoléon accentuait cependant qu'ils n'étaient que des Varsoviens\

Il y avait le 1^' décembre, dans son SG*" bulletin, des mots vagues qui pouvaient bien inquiéter les Polonais. « Le trône de Pologne se rétablira-t-il, et cette grande nation reprendrat-elle son existence et son indépendance ? Du fond du tombeau renaitra-t-elle à la vie? Dieu seul qui tient dans ses mains les combinaisons de tous les événements est l'arbitre de ce grand problème politique. » Il fait de nouveau intervenir la Providence dans une réception faite en son honneur à Posen, mais comme il s'aperçoit qu'il était un peu tombé

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