Lubienski, 17o
dans la phrase, il reprend d'un ton plus enjoué : c Du moins, les prêtres le prêchent ainsi. Peut-être vos malheurs se tourneront à bien'. »
Ce bulletin refroidit un peu le premier mouvement même dans la Grande-Pologne; les vœux des Polonais y étaient exposés, mais il n'était pas question des intentions de l'Empereur. Quelques-uns le regardaient cependant comme insignifiant, d'autres ne voyaient dans ses expressions qu'un artifice du langage diplomatique employé pour voiler aux Cabinets de l'Europe ses projets sur la Pologne et prétendaient qu'il fallait se fier aux promesses de Napoléon-.
On comprenait bien que Napoléon voulait absolument entraîner les citoyens les plus marquants de la Grande- Pologne dans cette insurrection « ou, comme le disaient quelques-uns, les obligera se compromettre ^ »Onse rendait compte surtout que Napoléon pouvait bien les abandonner et beaucoup risquaient ainsi d'être pendus*. La Galicie, son rôle futur, l'attitude de l'Autriche et surtout celle de Napoléon envers les Galiciens devaient les inquiétera Une députation de Galicie se rendit auprès de Napoléon et fut reçue grâce à l'intermédiaire de Dombrowski. L'Empereur répondit assez brièvement qu'il était en paix avec l'Autriche. C'était tout^
Les magnats de Varsovie étaient presque tous propriétaires d'immenses territoires placés sous la domination russe et autrichienne, ce qui devait les faire mûrement réfléchir
\. Barante. L 204-5.