‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 62 sur 182 · Fievée, H · texte numérisé non relu

Fievée, H

Handelsman. î>

léon lui écritlui-même pour lui apprendre que le roi de Prusse n'a pas voulu de suspension d'armes et lui recommande d'expliquer les mouvements en Italie comme une expédition contre la Prusse, et l'insurrection de la Pologne comme une suite naturelle de la présence des Français. Il y a là deux thèses : tout en voulant la paix avec l'Autriche il déclare qu'il n'a « jamais reconnu le partage de la Pologne, mais, fidèle observateur des traités en favorisant l'insurrection des Polognes prussienne etrusse », il ne se mêlera « en rien de la Pologne autrichienne » ; et cependant il ordonne à Andréossy d'entrer en pourparlers pour le même objet. Mais ici comme ailleurs il ordonne les plus grands ménagements'.

L'Autriche, qui tremble pour ses possessions en Galicie, qui ■ ne demande qu'à maintenir sa neutralité et ses bonnes relations avec toutes les puissances belligérantes, repousse officiellement les propositions de Napoléon. Mais comme elle craint sans cesse de laisser passer l'occasion favorable d'augmenter à peu de frais son territoire, Stadion pense que dans l'avenir on pourra renouveler les pourparlers avec succès-.

Andréossy ne renouvelle plus ses démarches au sujet delà Galicie, son attitude doit tendre « constamment à rassurer le Cabinet autrichien sur les inquiétudes que lui donnent les événements de la Pologne. » Xapoléon c n'a pris sur les affaires de ce pays aucune résolution définitive », il veut donc s'en tenir religieusement à l'exécution des traités conclus avec l'Autriche. Il l'assure qu'il ne songe nullement à exaucer les vœux des « fauteurs de troubles Polonais » mais ne cesse de s'entretenir sur cette question avec le général Vincent, envoyé par l'Autriche pour l'épiera Son plan n'est pas définitivement fixé, ne doit l'être jamais. Napoléon ne veut pas s'engager, même dans ses écrits les plus secrets, même lorsqu'il excite la Perse contre la Russie. « Varsovie » écrit-il le 17 janvier, « où je suis, fut la capitale d'un grand empire qui £ tint autrefois la Russie sous sa domination et qui un instant ^

\. Corresp. de Nap. XIV, 4-G, n° H, 339.

2. Wertheimer, IL 1G2 : .IJeer, 258, oOl ; VassiltschikolT. 11,3, 60 et 101; Loret. 13,21, 93 et suiv. Somnierfeld.

Page 1