Ranke, Ilardenberg, U
3. Loret, S3, qui semble confondre le plan de Berlin avec la proposition d'Eylaii. Par contre, voir une lettre de Czartorvski à son père, 2, V, 1807, Debicki, II, 182.
i. Gazela poziians/ca, 1807, le H, II, 1807.
NAPOLÉON KN POLOGNE. 89
Les assertions des ofliciers arrivant de l'armée... ne sont pas encore parvenues à détruire ce bruit de paix si fort accrédité. » Elle ajoutait « que les nouvelles avaient relevé les espérances des Prussiens restés à Varsovie ^ ».
L'Empereur envoie à Posen un officier polonais qui doit démentir dans cette ville « le faux rapport fait parles Prussiens et par les Ilusses sur la bataille du 8 à Eylau- ». Il écrit à Duroc qu'il verrait « avec plaisir qu'on donne des fêtes pour la victoire d'Eylau, qu'on chante un Te Deum à Varsovie et qu'on fasse tout ce qui peut donner de l'éclata » C'est un garde d'honneur de l'Empereur, Meyer, qui est envoyé comme courrier à Varsovie. Introduit en pleine séance de la Commission de Gouvernement, il rend « compte d'après l'ordre qu'il en avait reçu du Prince de Neufchâtel de la bataille de Preussisch-Eylau, à laquelle il se trouvait en personne. La Commission recueillit avec le plus grand intérêt tous les détails de cette glorieuse journée, et vivement touchée du soin qu'a pris le Prince de Neufchâtel de l'informer, charge M. Meyer de lui en témoigner sa reconnaissance o (18 février).
Napoléon n'a pas changé, non plus, le ton des nouvelles qu'il fait parvenir à Paris, où on voyait, avec déplaisir, cette guerre traîner en longueur; on était habitué à des résultats extraordinaires, ce qui n'était pas le cas pendant cette campagne d'hiver. C'est doncle/oi/r/m/ de V Empire (du 22 février), qui annonce que « les suites de cette affaire (Eylau), forceront les Russes à abandonner entièrement la partie de la Pologne qu'on appelait naguère encore prussienne, et qu'on peut aujourd'hui appeler Pologne libre. » C'étaient des Te Deum, qui devaient rappeler qu'une victoire avait été effectivement remportée '\
La nécessité de ces mesures se fit sentir, surtout après que le roi de Prusse eût décliné les propositions impériales, non sans avoir envoyé le major Kleist à Napoléon à Osterode,