‹ Napoléon et la Pologne, 1806-1807Chapitre 94 sur 182 · Korespendencia · texte numérisé non relu

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créer des fabriques en utilisant les grands édifices, bâtis par le gouvernement prussien pour ses employés. La suppression d'un grand nombre de petites villes, transformées en villages, devait avoir aussi une influence considérable sur l'évolution des grands centres industriels * . Le principal défaut de l'ancienne Constitution polonaise consistait pour eux dans ce fait que le paysan n'avait pas de terre, et ils réclamaient l'abolition d'un pareil état de choses. « Donnons les domaines royaux et ecclésiatiques en fermage héréditaire aux paysans avec l'obligation pour les fermiers de payer une rente définie une fois pour toutes, en korzecs de blé 2. » Pour assurer le fonctionnement normal de la vie publique, il était nécessaire de créer des écoles publiques et d'interdire l'instruction privée % de former aussi une opinion publique saine et éclairée '% d'assurer enfin la liberté de la presse ^ Telles étaient, dans leurs grands traits, les tendances et les aspirations de ce parti, incontestablement avancé, qui ne dépassait pas dans ses revendications les limites imposées par la réalité, et qui voulait pousser la Pologne dans la voie où elle devait s'engager bientôt.

Ces radicaux que les modérés appelaient « jacobins''», n'étaient pas absolument isolés, et trouvaient un certain appui chez les fonctionnaires subalternes. Ils se croyaient vraiment des jacobins et tournaient leur haine surtout contre les aristocrates, les magnats, les « oligarques ». Ils ne cessaient de répéter « ce que » d'après l'expression de Napoléon, « les hommes chauds disent dans tous les pays' », et voulaient restaurer la Pologne selon leurs idées; mais ils n'osaient le faire que dans un parfait accord avec l'Empereur et ses ministres : c'est-à-dire que leurs travaux se bornaient souvent à des intrigues auprès des seigneurs français et même à des dénonciations. (' Plusieurs Polonais m'avertissent » écrivait le

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