‹ Napoléon et LarreyChapitre 118 sur 319 · LARREY ET LES BLESSÉS ENNEMIS · texte numérisé non relu

LARREY ET LES BLESSÉS ENNEMIS

Les blessés de l’armée française et des armées coalisées encombraient la ville de Brünn. Percy et Larrey évacuèrent sur les hôpitaux de Vienne tous les blessés français capables de supporter le transport. Les prisonniers convalescents furent dirigés sur la France, où ils devaient être internés jusqu’à la conclusion de la paix. Larrey s’occupa du traitement des blessés ennemis avec une sollicitude égale à celle qu’il apportait aux soins des Français. Ce fut un trait de son caractère, qui ne se démentit jamais, de ne voir, après le combat, que des malades dans les sujets qui lui étaient confiés, et de ne pas tenir compte des distinctions de nationalité.

Non seulement il les soignait, mais il s’intéressait à leur sort matériel. Des officiers russes blessés ayant perdu leurs effets et leur argent et se trouvant sans ressources dans la ville de Brünn, il écrivit au major général pour lui signaler leur situation l. 11 lui demanda, en outre, de permettre qu’ils envoient un d’entre eux au quartier général de leur armée chercher des secours. On sait que, loin d’avoir pour nous les mêmes égards, les armées européennes massacrèrent souvent nos blessés et firent même parfois subir à nos chirurgiens les plus indignes traitements.

Le typhus éclata au milieu de cette agglomération des blessés de tous pays, dans la ville de Brünn. L’incurie et

que ces pièces me sont nécessaires. Or je prie monsieur le Doyen de les faire remettre au porteur, s’il est possible. »

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