‹ Napoléon et LarreyChapitre 119 sur 319 · FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS · texte numérisé non relu

FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS

Extrait du procès-verbal de l’assemblée de MM. les Professeurs ,

le 27 octobre 1818.

« D’après une lettre de M. le baron Larrey, en date du 25 octobre 1818, la Faculté arrête que les momies des colonels Morland et Barbenègre, déposées dans son muséum anatomique, lui seraient remises comme réclamées par les familles respectives et d’après l’autorisation du ministre de la guerre.

x Pour extrait,

« Le baron Des Genettes,

Secrétaire de la Faculté de médecine de Paris. »

1 Larrey au ministre de la guerre , major général, Brünn, 18 frimaire an XIV. Ms. cit. B. N.

l’absence de propreté, — poussées chez les Russes à un degré inimaginable, — facilitèrent sa rapide propagation, et c’est parmi eux que ce fléau exerça ses plus grands ravages. Larrey a décrit l’épidémie, qui se transmit, de proche en proche, aux églises où étaient les prisonniers russes, aux hôpitaux et aux maisons particulières, infecta les villages des environs o-agna Vienne et de là s étendit, le long de la ligne d’évacuation, jusqu’en France. En moins d’un mois, les hôpitaux de l’infanterie perdirent le quart de leurs malades. Le gouverneur de la Moravie, le général Weirother, excellent homme qui était devenu 1 ami de Larrey , de Thiébault et des officiers blessés qu’il visitait tous les jours, se multipliait pour améliorer la situation et prenait toutes les mesui es que lui indiquaient les médecins. 11 succomba lui-même à 1 épidémie. L’hôpital de la garde, dont l’emplacement avait été déterminé avec soin par Larrey et qui se trouvait situé dans des conditions très hygiéniques, loin des quartiers populeux, fut épargné et n’eut presque pas de malades. Larrey, du reste, commença l’évacuation de ses blessés le lendemain même de la bataille d’Austerlitz et les groupa à Vienne, à l’hôpital des Dominicains, magnifique établissement dont la salubrité était parfaite, et où ils furent entourés des plus grands soins.

Dans sa correspondance de Vienne, Larrey donne à sa femme des nouvelles du jour. 11 lui annonce la signature de la paix avec l’Autriche et les arrangements que Napoléon est en train de conclure avec le représentant de la Prusse, d’Haugwitz. Il lui apprend que l’Empereur va rentrer en France avec le quartier général et qu’il sera rendu à Paris le 1er janvier. Larrey devait le suivre, mais il a été chargé du fameux embaumement du colonel des chasseurs de la garde, tué à Austerlitz, et cette circonstance va ajourner son départ. Il est désolé de ce contretemps, qui va retarder son arrivée à Paris jusqu’au carnaval. Mais, en homme habitué aux caprices de la fortune , il s incline devant la nécessité et conseille à Laville d’accepter comme lui la situation qui leur est faite.

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